Du web 2.0 au web 3.0 : UGC vs. HCI

Francis Pisani se fait l’écho d’une intéressante réfléxion tenue par Tim O’Reilly à l’occasion de la récente conférence sur le web 2.0 qui s’est tenue à San Francisco. Tim O’Reilly s’est ainsi intéressé à ce qui fait la différence entre le « contenu généré par les utilisateurs » (User Generated Content, UGC) et les façons d’exploiter l' »intelligence collective » (Harnessing Collective Intelligence, HCI).

« J’ai longtemps soutenu qu’une des différences centrales entre l’époque des PC et l’ère du Web 2.0 est que lorsque l’internet devient plateforme, plutôt que d’obtenir juste une adjonction de PC, vous pouvez établir des applications qui exploitent des effets de réseau, de sorte que plus les gens les emploient, plus elles s’améliorent. J’ai employé l’expression « exploiter l’intelligence collective » pour désigner ce phénomène.

En s’appuyant sur les informations mises en ligne par les usagers, les services font le pari d’en faire émerger l’intelligence collective : comme c’est le cas du Google Page Rank ou d’Askimet, le plug-in anti spam qui profite des informations de ceux qui l’utilisent pour endiguer le spam. « Pour tirer parti de l’intelligence collective il faut être capable de mettre en place des applications extrêmement flexibles, à même de répondre très vite aux suggestions, aux exigences des usagers », traduit Francis Pisani.

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2 commentaires

  1. Bonjour Hubert,

    Effectivement la distinction évoquée est pertinente, notamment parce que les problèmes à affronter sont sensiblement différents.

    Si le UGC doit principalement faire face au problème des droits d’auteurs, le HCI doit faire face à celui de l’intersubjectivité. On le voit bien avec les critiques qui se font jour à propos de Wikipedia (qui est UGC de part sa structuration en millions d’articles mais aussi HCI au niveau spécifique d’un article – c’est la beauté du wiki).

    Dans le HCI il faut résoudre une des questions premières de la politique : l’articulation de l’un et du multiple. Un sujet sensible et toujours remis sur l’ouvrage que les solutions techniques avancées ne me paraissent pas résoudre fondamentalement (quand elles ne les évitent pas).

    Nous aurons sans doute l’occasion d’en parler plus longuement le 24/11 lors du colloque « savoirs, réseaux, partage » de DocForum.

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