Observer les changements ordinaires

Le développement numérique est prétexte, depuis des décennies, à tous les superlatifs enthousiastes ou inquiets. Nous sommes prodigues en grands mots : révolution, bouleversements, changement de civilisation, changement d’ère, avec un fond de vérité (il est sans doute fondé de considérer ces changements à l’égal de ceux que provoqua l’imprimerie), beaucoup d’autocélébration et pas mal de discours autoréalisateurs (politiques, commerciaux et techniques). Chacun ici a envie de croire aux bienfaits de la société de la connaissance (pour l’éducation et le développement), de la société en réseaux (pour la solidarité sociale et générationnelle, pour le maillage territorial), de la société innovante (pour la croissance et l’emploi, pour les dynamiques créatives qu’elle recèle) ; et tous scrutent avec attention l’évolution des « usages », autrement dit le taux de pénétration de l’internet dans les foyers, les entreprises et les territoires, et ce que nous faisons quand nous sommes connectés. Les observatoires et laboratoires des usages sont devenus pour tous les décideurs et pour tous les acteurs de bonnes sources d’informations et d’analyses, et c’est ainsi que l’on comprend les blogs de collégiens, les usages mobiles, le développement de l’e-administration, la confiance dans les sites marchands, les pratiques des auditeurs de musique ou des patients du système de santé, ou encore le succès des réseaux sociaux. Il est parfois difficile de se frayer un chemin entre les chiffres ou d’identifier les études et travaux de recherche pertinents et à jour ; des efforts doivent certainement être faits pour rassembler nos connaissances segmentées, entreprendre les investigations qui ne sont pas faites, rendre accessibles les travaux que les chercheurs réservent à leurs revues, ceux que les acteurs publics commandent à leurs experts et consultants et qui restent enfouis ; mais mieux qu’hier, il devient possible de comprendre les nouvelles pratiques des usagers d’internet.

De la difficulté d’observer les pratiques
Pourtant, l’observateur ou le chercheur est confronté dans ce domaine à de nombreuses difficultés d’observation ; j’aimerais en souligner quatre.

La première est question de nuances : on identifie plus souvent l’usage ou le non-usage (de façon un peu trop binaire, oui ou non, le « oui » ayant une agréable tendance à prospérer année après année : nous sommes rassurés car les usages se développent) que les états intermédiaires (« je ne m’en sors pas très bien », « ça ne marche pas toujours », « je n’utilise pas tout », bref, les diverses formes du mésusage). On a du mal, dans l’éducation, à dépasser les indicateurs qui prévalent (nombre de postes connectés rapporté au nombre d’élèves, puis nombre de comptes ouverts sur l’ENT et taux d’utilisation des différentes applications), de même pour la musique ou le commerce en ligne.

La deuxième est question de nature : on parle souvent d’usages à propos des outils (le stylo, le téléphone) et de pratiques à propos de nos pratiques sociales (écrire une lettre d’amour, appeler un ami), mais les dispositifs numériques rendent de plus en plus souvent cette distinction malaisée, certaines pratiques s’identifiant dans un premier temps aux outils et aux plateformes techniques qui en sont les vecteurs (je blogue).

La troisième difficulté est que pour comprendre ce qui change, il faut comprendre comment ça se passait avant ; or les « civilisations prénumériques » ont beau être bien plus anciennes et étendues que les « civilisations numériques » qui émergent, à certains égards on les connaît moins bien, et parfois elles s’estompent déjà. Comment partagions-nous nos photos avant la photo numérique, avant Flickr ? Comment trouvait-on son chemin avant les services d’itinéraires en ligne, avant le GPS ? A qui s’adressaient les malades quand les réseaux de patients ne leur proposaient pas les lumières et le réconfort de personnes bien placées pour les comprendre ? Comment gérait-on un projet avant les outils coopératifs, les intranets, l’e-mail ? Ces quatre exemples peuvent faire sourire car nous connaissons les réponses, que nos enfants ignorent durablement pourtant.

Quatrième embarras : l’observateur préfère la stabilité de l’environnement technique. Placer un mouchard sur un ordinateur, observer les flux d’un réseau, étudier les statistiques d’une plateforme ou recueillir les points de vue des usagers, tout cela est plus simple quand les équipements ne tombent pas en panne ou quand on n’en change pas, or les problèmes techniques et les changements d’environnement sont de moins en moins accidentels dans un contexte où l’usager accepte d’utiliser massivement les versions « bêta » de nombreux dispositifs.

Ajoutons, pêle-mêle, qu’un site web n’est plus un site web (mais une cohorte de flux et d’applets), qu’un usager n’est plus un usager (mais une ribambelle d’identités personnelles et collectives), et que le temps de connexion n’est plus le temps de connexion – du moins pour les usagers à connexion haut débit forfaitaire, dont on ne sait dire si ils sont devant leur ordinateur connecté pendant que celui-ci diffuse une radio en ligne et effectue une opération de maintenance – ou par combien d' »usages » simultanés leur temps de cerveau est sollicité. Cette dernière remarque souligne assez à quel point l’observateur des usages est héroïque et mérite l’estime de ses contemporains : car l’usager, non content de faire des choses imprévues avec des dispositifs qui changent tout le temps, a l’impudence de faire plusieurs choses à la fois, ou à défaut, plusieurs choses différentes au cours de la même connexion.

On aura compris que l’observation des usages n’est pas une sinécure, du moins tant qu’il s’agit d’observer ce qui change ; l’observateur tapi dans les réseaux et déployant des trésors d’ingéniosité obtiendra finalement des photos floues ou des films impossibles à monter, bref, des récits imparfaits et sa prudence légitime finira par lasser, on lui préfèrera des clichés plus nets et de belles histoires. C’est la raison pour laquelle, plutôt que ces mutations complexes, on préfèrera souvent décrire la nouveauté. Celle-ci, par définition, mérite l’indulgence du fait que nous manquons de recul à son égard. Quand elle sera moins nouvelle, elle pourra se prêter à l’analyse, à moins que d’autres nouveautés l’aient supplantée. Qui peut être aussi naïf ? Avouons que nous autres, observateurs embarqués, professionnels et experts, sommes volontiers victimes de ces miroirs aux alouettes. Blasés de nouveautés qui n’en étaient pas, nous sommes toujours dans l’attente de surprises qui seraient surprenantes, et pour toutes sortes de raisons, dont celle, peu contestable, de notre capacité d’étonnement et d’enthousiasme. Et que voyons-nous d’autre ? si, vexés d’avoir été pris pour des nigauds, nous faisons appel à notre sens critique, nous évoquerons souvent les cas limites, les extrêmes, les dérapages possibles, la fuite en avant de l’innovation, les écueils liberticides de l’identité numérique, les réticences éthiques face aux excès du système technicien, les inquiétudes face aux nouveaux rapports de forces qu’imposent les grandes puissances du réseau. Apprentis-sorciers en connaissance de cause, nous sommes portés par la course de l’innovation et avertis de ses dangers, et c’est dans ces deux directions (le nouveau et l’inquiétant) que se portent le plus souvent nos regards. Mais peut-être n’est-il pas suffisant de raisonner ainsi, peut-être manquons-nous l’essentiel, peut-être est-il mieux caché, plus ordinaire, plus imperceptible, encore plus difficile à observer que les évolutions des usages et des pratiques.

De l’informatique omniprésente aux usages implicites
La « disparition » a commencé. La Fing envisageait, lors de sa création en 2000, la perspective de l’internet qui disparaît, parce qu’il se généralise, s’enfouit, devient invisible ; parce qu’il y a Ipv6, les réseaux sans fil, les objets connectés, les nanotechnologies. Un peu partout, on a parlé d’ubiquitous computing, d’environnements pervasifs (cf. notamment Rafi Haladjian, « De l’inéluctabilité du réseau pervasif »), et mis l’accent sur l’Everyware dont parle Adam Greenfield. Il n’est pas certain que nous ayons tout à fait pris la mesure de ces changements, que nous voyons encore comme lointains et que nous analysons souvent comme de nouveaux systèmes techniques, avec leurs fonctionnements et dysfonctionnements attendus, leurs promesses de services (commerciaux , urbains, sociaux) et les marchés qu’ils ouvrent. Au fond, deux questions se posent : à quel point y a-t-il encore des « usages » ? s’il y en a, comment les identifier/les observer ?

Bien sûr, il y aura longtemps encore des « internautes », équipés d’ordinateurs et conscients de se connecter, par le biais d’un abonnement qu’ils auront souscrit, à des services qu’ils auront choisis parmi d’autres. Mais progressivement, nous savons que tout notre environnement devient numérique et/ou connecté, et que les appareils qui ne le sont pas s’apparentent de plus en plus à la Logan (un véhicule d’aujourd’hui appauvri pour, délibérément, proposer les fonctionnalités d’hier). Le récit de cette « disparition » se fait encore sur le mode de l’extra-ordinaire, à la fois comique et angoissant ; peut-être devient-il pertinent de se focaliser, au contraire, sur ses aspects les plus ordinaires. Pertinent mais difficile, pour toutes les raisons énoncées ci-dessus : il n’y a pas de récit spectaculaire à en faire ; on a du mal à cerner le temps, à isoler un « usage » parmi de nombreux autres. Ce qui change dans nos habitudes d’achat, dans nos comportements, dans le temps et l’argent du quotidien, est parfois très lent, invisible, indicible, difficile à qualifier et à quantifier. Poser la question de notre quotidien numérique en termes de modes de vie et de consommation, et l’aborder délibérément sous les angles les plus ordinaires, c’est entrer au coeur des modifications sociétales, anthropologiques, que nous avons commencé à vivre : nos façons d’habiter et de nous transporter, nos achats et nos désirs, nos relations de voisinage et de famille, nos souvenirs et notre imaginaire se déplacent. Dès lors, à côté de l’observation des « usages », des pratiques des usagers, il devient nécessaire d’entreprendre l’observation et la compréhension des « petites choses » que l’on ne peut pas toujours appeler usages et dont certaines s’apparentent à des habitudes, d’autres à des contraintes discrètes, d’autres encore à des améliorations insensibles, voire à de petites aliénations (on pourrait les nommer usages implicites, enfouis, omniprésents, invisibles, nano-usages). Pour une bonne part, les méthodes qui émergent combinent les outils, les disciplines, et convergent vers l’anthropologie ; si l’on parle depuis quelque temps d’ethnographie des usages, d’ethnographie numérique (ou même de nethnographie), c’est bien que nos habitudes et nos rituels, nos modes de relation aux autres et au monde sont en plein changement. Mais pour comprendre le quotidien numérique, il faut sans doute d’abord comprendre le quotidien (ainsi les chercheurs qui, tel Serge Proulx, ont investi ce champ, se réfèrent volontiers à Michel de Certeau, l’auteur de l’Invention du quotidien), et aussi en explorer les dimensions « implicites », au-delà des usages.

Au-delà des considérations sociétales et anthropologiques, ces questions d’observation et de compréhension concernent directement les acteurs économiques : elles éclairent les questionnements des marchés de l’innovation confrontés à une généralisation de l’innovation numérique, de l’économie de l’attention confrontée à une considérable diversité des offres et à leur concurrence, du pouvoir économique de l’usager-consommateur, actuellement en passe de conquérir une autonomie et une capacité d’action qui pourraient avoir du mal à dépasser le cadre actuel de l’écran, du web 2.0 et de l’économie informationnelle.

Enfin, les acteurs de l’intérêt général (institutions, associations, politiques), dès lors qu’ils posent les question du « souhaitable », ont aussi besoin de ces éléments de compréhension : notre quotidien numérique est-il le vecteur d’une fuite en avant permanente vers la consommation de biens et services toujours nouveaux ? Ou est-il « soutenable », outille-t-il une maîtrise de modes de vie compatibles avec les impératifs de la planète ? Y a-t-il encore des fractures numériques quand le numérique se fait oublier au sein des objets ordinaires ?

Autant de « commandes » qui nécessitent de mieux identifier les équipes de recherche et leurs thèmes de travail – avec, de plus en plus, le besoin d’aller au-delà des usages du web, vers l’observation des petits changements quotidiens.

Jacques-François Marchandise

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6 commentaires

  1. Le système de production intensif et massif de l’innovation à laquelle nos pays sont condamnés est-il une solution à terme ?
    Le toujours plus n’en peut plus….
    Comme le dit très bien JFM dans son excellent article, il est finalement facile d’avoir des idées pour demain. Elles reste des potentielles, car on ne sait pas toujours les réaliser, ni les inscrire une réalité, puisqu’il n’y a plus de demande des personnes, ni de commande de la société.
    Si le pouvoir des images ou des démonstrateurs permet de se comprendre entre concepteurs, ce qui n’est déjà pas le moindre des défis, cela induit des limites. On peut évaluer avec des simulations, mais avec quelle méthode de « testing » et dans quel contexte organisationnel d’entreprise ou de collectivité ? Les modèles classiques de test et d’évaluation sont-ils encore opérationnels ?
    Réfléchir sur des artefacts est-il la solution ? Simuler des usages est-il sensé ?
    Est-il possible de décréter ou d’anticiper les usages ? pour citer Daniel Kaplan dans précédent article.
    Designer pour le quotidien, n’est-il pas pour les producteurs de « reculer d’un pas », de prendre de la hauteur, plutôt que d’essayer d’anticiper en permanence son offre ?
    Reculer d’un pas, ce pourrait proposer des dispositifs à post produire – en terme de représentation, d’utilisation et d’appropriation. L’enjeu devient donc une sorte de meta design des possibles. Des « outils-objets » mis à disposition, centré sur des réalités humaines, c’est à dire au présent. C’est en grande partie l’intérêt du web 2.0 qui est consubstantiel avec la dimension de post-production des usage et des pratiques. Nous sommes passé en effet passé d’un web media à un web applicatif. Les applications vertical qui transforment Face Book, en sont un exemple concret. Le web devient donc un look, un feel et un power (plutôt qu’un use) donné à l’utilisateur.
    Quelle va être l’influence de ses possibles sur les objets réels, qu’est-ce qu’un objet à post produire, qu’est-ce qu’un objet 2.0 qui aurait la plasticité du Web. Il semble en effet que nous soyons arrivés à la limite du recul de la prise de décision de conception dans les systèmes industriels physiques les plus modernes.
    La production massive d’objet en 3D unique à la demande grâce a de nouvelles imprimantes est une des voies, mais c’est peut-être une réplication trop littérale de nos systèmes de production actuelle.
    Le monde numérique a également beaucoup à apprendre du système des objets, des systèmes d’infrastructure publique, des systèmes de transport, de la « vieille industrie » ou des outils. Les expérience en déport avec la notre sont effet une ressource trop peu exploité, habitué à notre modernité interne que nous sommes. Cet enjeu de percolation est important, car notre univers numérique immature à beaucoup à apprendre d’expérience croisée.
    L’Opinel est un objet fini et très simple, mais ses possibilités sont immenses et ses pouvoirs d’appropriation infinis, tout comme le meccano ou le légo. La vielle radio achetée des puces garde un très fort pouvoir de séduction. Les travaux de Gaetano Pecce sont également une ressource précieuse. Ces exemples cristallisent l’importance du non visibles des objets
    La forme de ces percolations nouvelles est également un défi à résoudre. Quelles vont être les représentations des Objets 2.0, comment vont-ils être perçus ? Voir reçus ? Qu’elles vont être les valeurs statutaires et émotionnelles de ces objets ?
    L’envie d’essayer, la passion, l’intuition, l’innovation temps réelle pour le présent, et l’échec valorisé ne sont-ils pas les nouveaux paramètres moteurs de ce qui pourrait nous guider et de nous réinventer dans un système d’innovation Beta au service de pratiques que nous ne connaissons pas ? Demain est aujourd’hui

  2. De la difficulté d’observer les pratiques ?

    Une question d’avenir ?

    il va falloir que l’école apporte des réponses si nous désirons accompagner et non poursuivre les évolutions, si nous voulons construire et non endiguer, si nous voulons comprendre pour mieux faire apprendre.

    J’avais voulu interroger une expérience, mon expérience, pour construire ce regard qui nous manque sur les petites choses qui font ces grands changements.

     » Mais qu’apprennent nos élèves qu’ils n’apprendraient pas autrement ? »

    La première phase d’un point de vue sans protocole scientifique éprouvé est visible sur http://martonne.net/npds/download.php?op=mydown&did=95

    En choisissant de dématérialiser le classeur élève nous portons un regard sur ces petits changements qui font le quotidien des élèves qui nous sont confiés. Dans leur tâche d’écolier ils font ce présent qui sera notre avenir et participe à la production de nouveaux savoir qui s’ignorent.

    Ce n’est plus en mesurant une quelconque acquisition de compétences que nous comprendrons se qui se passe…

    Nous devons décider de basculer dans le tout numérique pour entrer dans la danse et suivre la pas..

    Pour ne pas e-tomber il faut avancer !

  3. 2 reflexions pour JLF:
    1: l’art, et c’est un avantage par rapport au design, (mais je plaide pour un design artistique), ni n’attend la  » demande des personnes, ni de commande de la société. »
    2. « L’enjeu devient donc une sorte de meta design des possibles. « , il serait donc temps de s’interesser de plus près à ce qu’est le metadesign.

  4. « Ces […] exemples peuvent faire sourire car nous connaissons les réponses, que nos enfants ignorent durablement pourtant. »

    C’est vrai, et nous pourrions presque dire que cette méconnaissance du passé par les plus jeunes doit dans certains cas les empêcher de profiter pleinement des possibilités d’aujourd’hui, ou de les utiliser en sachant a priori de quoi il s’agit. Exemple. Je reviens du Salon de la photo, qui se tient Porte de Versailles à Paris. Tandis que je faisais la queue à un stand, j’ai entendu la conversation de deux « vingtenaires » qui étaient derrière moi. L’un disait à l’autre qu’il ne savait pas ce qu’était une solarisation. Il ne connaissait cette manipulation photographique* que par l’existence d’une fonction portant ce nom sous le logiciel de traitement d’images Photoshop.
    L’exemple vaut ce qu’il vaut (il y a sûrement beaucoup de personnes, y compris plus âgées que moi, qui ne savent ce qu’est une solarisation), mais il peut contribuer à nuancer la thèse souvent entendue de l’enfant parfaitement à l’aise avec l’usage qu’il fait des NTIC. Car les logiciels font souvent allusion, de façon plus ou moins claire pour eux, au « monde d’avant ». On se replongera si nécessaire dans le fameux livre de Jacques Perriault, L’accès au savoir en ligne, et à son évocation de « l’effet diligence ».

    (*) Solarisation : consiste en gros à insoler brièvement un tirage en plein développement pour obtenir certains effets graphiques un peu surréalistes ; Man Ray en a beaucoup fait.

  5. Rafi Haladjian, “De l’inéluctabilité du réseau pervasif”,
    Merci de remettre en ligne ce passionnant article que j’ai lu à l’époque et qui est désormais un lien mort sur le site…Je pense que son contenu est + que vivant.

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