L’intérim hyperlocal sur nos mobiles

Cartographie des utilisateurs sur TokyoPassionnant service dévoilé par Joi Ito que nous signale l’un de nos lecteurs, Bertrand Seigneur, en rebond à notre billet sur la cartographie sociale par téléphone mobile. La société japonaise LocationValue a développé Otetsudai Networks, que l’on pourrait définir comme un réseau d’intérim hyperlocal accessible depuis son téléphone mobile.

Comme le montre les études de Mimi Ito, la soeur de Joi Ito, les jeunes Japonais utilisent leurs mobiles pour se rencontrer, pour décider de ce qu’ils vont faire et rester en contact les uns avec les autres. Pour les concepteurs d’Otetsudai Networks, les jeunes Japonais cherchent de plus en plus la liberté et la flexibilité, plutôt que de l’argent, quand ils cherchent des boulots à temps partiel. D’où l’idée du service mis au point par LocationValue : si vous cherchez ou offrez un job, vous vous inscrivez, vous remplissez votre profil de compétence ou votre demande et vous branchez le GPS de votre mobile. Il vous suffit ensuite d’envoyer votre requête au réseau : « je cherche un caissier pour le rush de fin de journée » ou « je cherche quelqu’un pour m’aider à déménager ». En quelques minutes, vous obtenez la liste des personnes qui correspondent à votre demande et qui sont disponibles à proximité.

Employeurs et employés sont notés par les contractants, ce qui permet de mettre au point un système de confiance efficace, à la eBay. Fin octobre 2007, le réseau comptait 45 000 utilisateurs et grossissait de 1000 nouveaux utilisateurs quotidien.

Signalons que la société américaine Citizen Logistics devrait ouvrir un service similaire dans les prochains mois.

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3 commentaires

  1. Tres interessant en effet !
    En France, Peuplade joue la meme carte mais sans la fonctionnalite GPS.
    Question de trop faible penetration du GPS mobile en France, j’imagine.
    En revanche l’interactivite des individus ainsi decuplees est fantastique.
    Joi-Ito repond a la demande d’instantaneite du service autant qu’au besoin de faire interagir les competences sans forcement disposer du carnet d’adresse adequat.
    En fait c’est un pas de plus vers l’integration du web et de ses possibilites dans le monde reel. L’inverse de Second Life en quelques sortes.
    Il y a 10 ans on allait fouiller sur la Toile pour chercher des informations/competences. Aujourd’hui le web2.0 permet de faire venir l’info a soi tout en restant passif (RSS apr ex.) et quelque soit notre position geographique (RSS sur tel. mobile). Demain on gagne encore en ergonomie puisque la contrainte de l’eloignement physique sera deja pris en compte des le stade de la requete.
    C’est un peu l’idee d’Aladin et sa lampe magique: il y a potentiellement un genie en n’importe quel domaine ou que je sois. Ne reste plus qu’a frotter son mobile !
    C’est aussi une plateforme ideale pour les entreprises pour aller encore plus proche du consommateur. Capter ainsi un maximum de pulsions consommatrices en s’affranchissant de l’acte volontaire necessaire pour aller acheter un service ou un produit. Combien d’achats manques par une entreprise parce que le client n’a pas eu le temps de se deplacer ou que son intention d’achat a disparue deux heures apres etre survenue ?
    Ca donnerait un reel coup de pouce a la consommation. Si toute fois le gouvernement donne son coup de pouce au pouvoir d’achat !

  2. Une société de communication, de messages, Hermes disaient les grecs antiques. Une sociétés de messagers, ce qui se traduit par la société des anges, car messager ce traduit par ange en grec ancien.
    Cordialement

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