A lire ailleurs du 28 mars au 10 avril 2014

Chers lecteurs, ceci est le dernier billet de la série A lire ailleurs sous cette forme. Désormais, notre revue de web sera publiée sur un site dédié : alireailleurs.tumblr.com que vous pouvez suivre au format RSS, sur Twitter (@alireailleurs), via Facebook ou par e-mail.

. Le Cabinet Office britannique lance un laboratoire de conception politique – Design Council
Le Cabinet Office britannique a lancé un laboratoire de conception politique, dirigé par Andrea Siodmok – http://twitter.com/AndreaSiodmok -, sur le modèle du MindLab danois, du Design Lab Finlandais, du LAB de Washington et du DesignGov australien. http://my.civilservice.gov.uk/policy/ et https://twitter.com/policylabuk

. Une boulangerie qui appartient à ses clients – Réseau des initiatives de transition Wallonie-Bruxelles
A Dunbar, dans le sud-est d’Edimbourg, en Grande-Bretagne, retour sur le lancement d’une boulangerie coopérative, où les habitants se sont cotisés pour financer le lancement d’une boulangerie dont ils sont désormais les principaux clients.

. Réchauffement climatique : la tactique alarmiste en question – NYTimes.com
Ted Nordhaus et Michael Shellenberger de l’organisation de recherche environnementale Breakthrough Institute – http://thebreakthrough.org – prennent à propos une émission américaine alarmiste sur le changement climatique pour souligner qu’une décennie de recherche suggère que les appels basés sur la peur du changement climatique inspirent le refus, le fatalisme et la polarisation. “Une vérité qui dérange” d’Al Gore (2006) a contribué à la division du public et le nombre d’Américains qui pensent que les médias exagère l’ampleur du réchauffement progresse. Des chercheurs du Frameworks Institute ont montré que les messages sur les événements météorologiques extrêmes renforçait la conviction que le changement climatique pouvait être surmonté, pas empêché… Les gens préfèrent acheter un 4×4 pour traverser les tempêtes à venir que de réduire leur consommation de carburant. En fait, les messages catastrophiques ont plutôt tendance à augmenter le scepticisme de la population. Une étude récente a conclu que la communication devait se concentrer sur la façon dont les efforts permettant d’atténuer le changement climatique promouvait une meilleure société, plutôt que sur les risques et catastrophes à venir. Dommage que les 2 responsables du Brekthrough Institute termine leur tribune par une vibrante défense de l’énergie nucléaire comme solution pour faire taire l’opposition grandissante des climato-sceptique. Parfois, il faut ne retenir que les références d’une argumentation.

. Entre les révolutions violentes et non violentes, qui gagne ? – Psychology Today
Au cours de sa formation de politologue, comme tant d’autres, la chercheuse Erica Chenoweth – http://www.ericachenoweth.com (blog : http://rationalinsurgent.com) – a appris que l’outil le plus efficace pour atteindre ses objectifs en politique était la violence. Dans le cadre d’un atelier sur les origines de la violence qui se tenait à l’université d’Etat de l’Arizona, elle a pourtant démontré le contraire. En étudiant plusieurs centaines de manifestations politiques depuis 1900, elle a montré que les campagnes non-violentes avaient un taux de réussite de 53 %, alors que les campagnes violentes ne parvenaient à leur fin que 23 % du temps. Dans son livre “Pourquoi la résistance civile marche” elle explique que les campagnes non violentes attirent plus de participants, que la répression d’un mouvement non violent est plus difficile. Quand un gouvernement est renversé sans violence, son successeur est plus susceptible d’être démocratique et moins susceptible d’être renversé. Des résultats qui posent la question du soutien armé à ceux qui luttent contre des gouvernements violents et tyranniques…

. Les droits civils et les Big Data – TalkingPointsMemo.com
Wade Henderson et Rashad Robinson sont les responsables de deux organisations américaines de défense des droits civils. Leurs organisations ont signées “Les principes des droits civils pour l’ère des Big Data” : http://www.civilrights.org/bigdata. Dans une tribune pour Talking Points, ils rappellent que si les Big Data pourraient révolutionner le commerce et l’administration publique, ils font peser de lourds risques de discrimination sur les populations. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche mène actuellement une enquête sur l’impact des Big Data sur nos vies, à laquelle les communautés qui défendent les droits civils veulent participer. Car ce sont les plus pauvres, les plus discriminés qui risquent demain de l’être plus encore.

. Transactions visuelles : Facebook, ressource de la rencontre amoureuse – Image Circle
Fatima Aziz revient sur les usages de Facebook par les adolescents, et notamment comment les pratiques visuelles et relationnelles permettent de tisser et élargir son réseau de connaissances. Partager son image relève du respect des règles tacites et sa réciprocité limite les comportements abusifs. La valeur informationnelle des images et de son cercle social sont autant d’indices pour comprendre les personnalités de ceux avec lesquels on entre en relation.

. “Moi, ministre du Numérique” – Slate.fr
Slate.fr a fait réagir 4 personnalités du numérique sur le modèle de la tribune de Xavier de la Porte – http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-moi-ministre-delegue-au-numerique-2014-04-03 – pour savoir ce qu’ils feraient s’ils étaient ministres du numérique. Benjamin Bayart, Sandrine Bélier, Lionel Maurel et Lionel Tardy donnent des idées à Axelle Lemaire, nouvelle secrétaire d’Etat au numérique. Inspiration…

. Le mythe de l’échelle sans fin – ROUGH TYPE
Quel est le risque que votre emploi soi automatisé dans les prochaines années ? questionnait une récente étude : http://www.oxfordmartin.ox.ac.uk/downloads/academic/The_Future_of_Employment.pdf La moitié des 702 emplois analysés risquent d’être demain remplacé par l’automatisation, rappelle Martin Lassard sur Triplex : http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2014/04/08/les-metiers-du-futur-dans-la-mire-des-machines/

Le déplacement de l’emploi du fait de l’automatisation n’est pas nouveau. Mais pourquoi tout le monde semble être d’accord pour laisser les machines prendre le relai ?, interroge Nicholas Carr. Il y a quelque chose de profondément rassurant à l’idée que la technologie pousse les travailleurs à des occupations plus élevées. Cela rassure nos inquiétudes sur la perte d’emplois et la baisse des salaires. “L’échelle de l’occupation humaine va toujours vers le haut, qu’importe la hauteur à laquelle nos machines grimpent, il y aura toujours un autre échelon pour nous”. Mais ne sommes-nous pas là face à un fantasme ? Le problème avec le mythe de l’échelle sans fin repose sur le flou de la revendication… Qu’est-ce qu’un travail de plus grande valeur ? Est-ce une valeur pour l’employeur ? Pour l’employé ? Est-ce une valeur en terme de productivité ? de profit ? de compétence ? de satisfaction ?… Non seulement ces valeurs sont différentes, mais elles sont souvent en conflit, rappelle Nick Carr. Si l’automatisation peut améliorer le travail, le rendre plus stimulant et intéressant, une machine trop sophistiquée peut générer de la déqualification, transformant un artisan compétent en opérateur de machine modérément qualifié.

Bien sûr, si l’automatisation réduit les besoins en compétence dans une profession, elle peut contribuer à la création de nouvelles catégories de travail. C’est en tout cas ce que nous racontent les mythologues de l’échelle sans fin. Mais les temps sont différents et les machines ont changé. Les robots logiciels peuvent désormais prendre en charge bien plus de travail que les machines des usines n’en étaient capables. Les travailleurs de la connaissance sont eux-mêmes en train de se déqualifier, ressemblant de plus en plus à des opérateurs informatiques. S’il y aura toujours de nouvelles découvertes permettant de concevoir de nouveaux produits et de nouveaux emploi, il n’y a aucune garantie que le déploiement des ordinateurs va ouvrir de vastes et nouvelles étendues d’emplois intéressants et bien rémunérés comme la fait le déploiement des machines d’usines. Les mythologues de l’échelle sans fin attribuent à la technologie une volonté bienfaisante qui nous libère des tâches difficile et nous propulse dans un travail plus gratifiant. Mais la technologie ne nous libère pas plus qu’elle nous propulse. Les gens qui les conçoivent sont surtout motivés par le désir de gagner de l’argent. “Les emplois ont toujours été un sous-produit de la main invisible du marché, pas son but”. Les plus grands bénéficiaires du mythe de l’échelle sans fin sont ceux qui ont acquis une énorme richesse par les effets de concentration engendrés. Nous ne devrions en tout cas pas supposer que les machines ont l’intérêt des travailleurs au coeur.

. Surveillez la société, pas la techno – Meta-media
Pour Geert Lovink, fondateur de l’Institut des cultures en réseau, il faut s’intéresser non pas à l’innovation technologique, mais à son impact sur la société.

. Quand les piratent se cachent dans les distributeurs automatiques – NYTimes.com
Incapables d’accéder au réseau informatique d’une grande entreprise pétrolière, des pirates ont infecté de logiciels malveillants le menu en ligne d’un restaurant chinois populaire auprès des employés de cette société. C’est en passant par le système numérique permettant de régler le chauffage et le refroidissement du siège de Target que les pirates ont réussi à subtiliser des données de cartes de paiement de clients… Pénétrez un système et vous avez des chances de les mettre tous à jour, répètent les pirates informatiques. Bien souvent, c’est en passant par les fournisseurs d’un service tiers que les pirates s’introduisent dans un système. Selon une étude du Ponemon Institute, 23 % des cyberattaques seraient le fait de négligences de tiers. Mais pour Arbor Networks, 70 % des problèmes de sécurité qu’a connu la société est venu de ces tiers. Il est temps de prendre conscience qu’un système de climatisation ne doit pas parler à une base de données de ressources humaines, ni être nécessairement sur le même réseau.

. La finance à l’heure du calcul humanoïde – ParisTechReview
Retour sur l’histoire du calcul humanoïde, cette possibilité de coordonner des milliers de personnes pour en tirer une puissance de calcul permettant de résoudre des problèmes complexes que ne savent pas résoudre nos ordinateurs. Après Fold-it voici venu le temps de Krabott – http://www.krabott.com – un jeu de trading pour trouver des stratégies pour optimiser les échanges sur le marché des changes ? La multitude contre le high frequency trading ?

. Le déclin du web mobile et son impact sur l’innovation – chris dixon’s blog
Selon Comscore, les gens passent désormais plus de temps sur leur mobile que sur leur ordinateur de bureau. Et sur le mobile, ils privilégient de plus en plus les applications au dépend du web. Le web va-t-il devenir un produit de niche, pour consommer les produits de la longue traine, comme les contenus de blogs ? Une situation qui devrait freiner l’innovation, car pour devenir populaire, il va falloir pouvoir se faire une place dans les boutiques d’applications ou de la publicité, ce qui nécessitera plus d’argent. Les applications sont contrôlées par Apple et Google auxquels elles versent leurs dimes et sont soumises à leur censure, comme c’est le cas des applications liées à Bitcoin, toutes rejetées par Apple. Désormais, pour innover, il faudra demander à Google et Apple ! Que serait le web si tout le monde avait du demander à AOL pour lancer son service ?

. Pourquoi les manifestations échouent – The Atlantic Cities
Pour Moisés Naím, la plupart des manifestations ne contribuent que rarement à un changement. Au mieux reçoivent-elles un signe d’apaisement réthorique, au pire une répression, mais elles n’ont le plus souvent que peu d’effet sur les réformes politiques. Pourquoi tant de gens si motivés obtiennent-ils si peu ? Les protestations souvent s’épuisent et les organisations sont rarement organisées pour assurer le travail complexe de relance, d’occupation (du terrain médiatique, politique…). Pour Zeynep Tüfekçi de Princeton, les mouvements en ligne sont désormais faciles à organiser, mais ils oublient désormais de construire l’infrastructure qui va leur permettre de perdurer ou d’avoir un impact au-delà de leur seule démonstration de force. Passer cette étape se fait souvent à leur détriment. Le Clicktivism et le slacktivism créent une illusion qui bien souvent porte atteinte à l’activisme lui-même et à ses effets. Il faut relier le moteur aux roues, rappelle Moises Naim, afin que le mouvement se déplace. Et l’éditorialiste d’en appeler à de nouveaux partis, capable de dynamiser les idéalistes que nous sommes pour convertir leur énergie politique en action. Les médias sociaux peuvent certes faciliter la formation de forces politiques, mais également les saper. Ils sont utiles pour identifier, recruter, mobiliser, coordonner, supporter et recueillir des fonds, mais pas à l’action et à son relais, pas pour garder les gens engagés et intégrés.

. Toyota est en train de devenir plus efficace… en remplaçant les robots par des humains – Quartz
Les constructeurs automobiles ont été les premiers adeptes de l’automatisation. Le Japon est le second pays (derrière la Corée du Sud) en terme d’équipement en robots industriels. Mais cela n’a pas empêché Toyota de revenir en arrière, en créant des lignes de productions manuelles. Pour Toyota, l’automatisation fait disparaître la qualification des employés. Si les robots savent faire rapidement des choses à faible coût, les hommes apportent une compréhension des processus de conception, de la cohérence et de la qualité. Pour Toyota, la course à la réduction des hommes abouti au développement de procédés moins efficaces. Seuls des employés au fait des processus pourront permettre d’améliorer les machines.

. Steve Case : dans la troisième vague de l’internet, les startups vont devoir apprendre à travailler avec les gouvernements – PandoDaily
David Holmes pour PandoDaily revient sur les propos tenus par Steve Case, l’ancien PDG d’AOL, qui expliquait que l’internet 3.0 serait l’intégration de l’internet dans notre vie quotidienne d’une manière que cela soit sans faille. Pour cela, il va falloir plus de compétences pour comprendre la politique et le fonctionnement des institutions. “Pour avoir un impact significatif”, lance-t-il aux startups, “vous devez comprendre que les gouvernements vont jouer un rôle, plus que vous ne le souhaitez”. Et de faire référence à AirBNB qui a finalement accepté de payer à la ville de San Francisco une taxe de séjour… Un grand changement dans l’attitude d’AirBNB face à la fiscalité et aux institutions. Cf. http://pando.com/2014/04/01/now-valued-at-10bn-airbnb-decides-it-no-longer-has-to-disrupt-hotel-taxes/ Dans le domaine de l’éducation ou de la santé, les startups vont devoir comprendre que les autorités publiques ne sont pas seulement l’autorité principale, elle sont surtout les principales clients. L’important n’est pas ce qu’une startup fait seule, c’est ce qu’elle fait en partenariat avec d’autres… Touche-t-on à la fin de “l’innovation sans permission” ? Sur le Financial Times, Gillian Tett ne dit pas autre chose : http://www.ft.com/intl/cms/s/2/f2eaf634-baca-11e3-8b15-00144feabdc0.html#axzz2yD5DQnoz en invitant les geeks à entrer dans administrations et les entrepreneurs dans la fonction publique… mais aussi les leaders techno à s’impliquer dans les valeurs du service public.

. Le sexe avec les robots : effrayant ou cool ? – theguardian.com
D’ici 2050, les robots auront-ils remplacé les travailleurs du sexe ? A l’heure ou les jouets sexuels deviennent de plus en plus courant, les robots sexuels sont-ils l’avenir de nos relations ? Depuis Roxxxy, le premier robot sexuel – dévoilé en 2010 : http://news.discovery.com/tech/robotics/sex-robot-initially-health-aid.htm – les questions éthiques ne cessent de se poser… Pouvons-nous programmer quelque chose à toujours consentir ? Ces robots devront-ils avoir forme et apparence humaine ? Pas sûr…

. Pourquoi je classe mes amis… – The Kernel
Pour Milo Yiannopoulos qui tient une base de données de ses relations sociales classée selon leurs attributs physiques, professionnels et financiers, et qui prépare un livre sur “Les sociopathes de la Silicon Valley”, ces métriques de nos relations préfigure la façon dont nous gérerons nos relations dans le futur. Bienvenue au Quantified Us.

. L’effet Spotify : pourquoi chaque entreprise est désormais une entreprise de données – TNW
Pour Marius Moscovici, président et fondateur de Metric Insights – http://www.metricinsights.com -, l’acquisition par Spotify de EchoNest – http://echonest.com – et sa prochaine entrée en bourse, annonce que le spécialiste de la musique a trouvé la même formule fondamentale que Netflix, Amazon, Pandora ou LinkedIn avant elle : quand une entreprise utilise les données pour personnaliser son service, elle créée une meilleure interface utilisateur. La valeur aujourd’hui n’est pas dans la vente, mais dans ce que vous savez tirer des données de vos utilisateurs, afin d’en trouver de nouveaux et de retenir ceux qui vous font confiance.

. Un monde de voitures autonomes sera-t-il un paradis ou un enfer ? – The Atlantic Cities
Pour Robin Chase, la fondatrice des services de partage de voiture Buzzcar et Zipcar, l’avenir des transports sous le règle de la voiture autonome nous confronte à deux scénarios, l’un ou nous démultiplions l’usage de la voiture puisqu’elles n’aurons même plus besoin de nous pour être conduites et un autre fondé sur le partage de ces véhicules. Pour arriver à un avenir souhaitable, estime Robin Chase, le coût des véhicules autonomes doit être suffisamment élevé pour que chaque véhicule soit rentabilisé et la régulation doit imaginer une taxe pour éviter l’essor des voitures vides… Un peu rapide, non ?

. Comment la politique nous rend stupide – Vox.com
Beaucoup de politiciens pensent que les batailles politiques les plus acharnées sont de simples malentendus du fait du manque d’information du public. Si les gens étaient plus informés, bien des débats tomberaient d’eux-mêmes… Mais c’est là une hypothèse fausse, estime Ezra Klein pour Vox. De récentes recherches montrent même que les plus gens obtiennent d’informations, plus leurs désaccords sont profonds.

Et l’auteur de revenir sur les expériences menées par le professeur Dan Kahan de Yale, spécialiste en science de la compréhension, montrant que l’éducation ou l’information ne met pas un terme aux désaccords, mais équipe mieux les gens pour plaider pour ce qu’ils croient. L’idéologie conduit plus les réponses que la raison. “Les personnes résistent inconsciemment aux informations factuelles qui menacent leurs valeurs”, concluent les auteurs. Face au changement climatique par exemple, plus d’information ne permet pas aux climatosceptiques de changer d’opinion. Les chercheurs ont également montré que pour les gens, un expert, est bien souvent avant tout une personne accréditée qui est d’accord avec eux. Pour Kahan nous sommes victimes de ce qu’il appelle la théorie de la protection identitaire de la cognition. Pour Kahan, sachant cela, les scientifiques pourraient élaborer des stratégies de communication permettant d’éviter ces écueils, en tentant de trouver des désaccords qui ne ne menacent pas leurs opposants. Une réponse un peu limite… Pour Ezra Klein, l’amélioration de la politique doit passer par de meilleures structures, pas par de meilleurs arguments.

. Construire des services web résistants à Prism – Technology Review
La chercheuse du MIT Raluca Popa propose Mylar – http://css.csail.mit.edu/mylar/ – un web service qui crypte les données et qui empêche le service de fournir des données non cryptées. Le problème est que si vous perdez votre mot de passe, vous perdez tout accès à vos données (mais est-ce vraiment différent aujourd’hui pour les utilisateurs ?). L’avenir des serveurs est-il entièrement chiffrés ?

. Big data : faisons-nous une grosse erreur ? – FT.com
Pour l’éditorialiste Tim Harford, le succès de Google Flu Trends, le système de prévision de la grippe de Google fondé sur les requêtes des internautes sur le moteur de recherche est devenu l’emblème des Big Data en montrant que l’analyse des données produit des résultats précis, que chaque point peut-être capturé (rendant l’échantillonnage statistique obsolète), que la corrélation suffit et que les modèles statistiques et scientifiques ne sont pas nécessaires. Pourtant, estime Harford, les Big données ne vont cesser de nous décevoir si nous ignorons quelques leçons de statistiques simples. Plus vous avez de données, plus les problèmes sont importants… Et Google Flu en devenant moins précis avec le temps l’a bien montré, car si on ne sait pas ce qu’il y a derrière une corrélation, vous n’avez aucune idée de ce qui pourrait la rendre moins efficace. Si Google Flu est devenu moins efficace c’est peut-être parce que Google lui-même a déplacé les données en suggérant automatiquement des diagnostics aux gens qui entraient leurs symptômes médicaux sur le moteur… Google Flu demain sera recalibré et amélioré, mais cet épisode doit nous apprendre quelque chose si nous ne voulons pas qu’il se répète. Autre problème bien connu des statisticiens, le biais d’échantillonnage, c’est-à-dire quand un échantillon choisi au hasard ne reflète pas la population qu’il est sensé représenté. Or, même dans le Big Data, l’échantillon ne représente jamais TOUTE la population. Quand bien même nous étudierions tous ! les messages de Twitter, les utilisateurs de Twitter ne sont p ! as représentatifs de la population dans son ensemble (au contraire, ils sont plutôt jeunes et urbains). Bump, l’application pour détecter les nids de poules de l’agglomération de Boston, détecte surtout les nids de poules des quartiers riches. Enfin, les algorithmes ne sont pas infaillibles, ils génèrent beaucoup de faux positifs. Les Big Data sont là : il vont nous aider à résoudre de nouveaux problèmes pour autant qu’ils ne nous permettent pas surtout de faire des erreurs statistiques à une échelle plus grande que jamais…

. L’enfant surprotégé – The Atlantic
En nous présentant The Land – http://bcove.me/65f2zhko – un nouveau concept de parc pour jouer destiné aux enfants à Plas Madoc dans le pays de Gales en Grande-Bretagne, Hanna Rosin pour TheAtlantic.com, nous parle de comment nous avons surprotégé nos enfants en leur proposant un environnement toujours plus sûr, toujours moins risqué, mais finalement peu propice à l’imagination, au danger… et finalement à la possibilité même de devenir adulte en étant confronté au risque. Or, prendre des risques, raisonnables, est essentiel au développement de l’enfant. A force d’exagérer les risques et les dangers, nous en sommes venu à une perte de confiance envers nos enfants qui risque de s’avérer plus que dommageable.

. L’autorité de la démocratie – Implications philosophiques
Adeline Barbin pour Implications philosophiques revient sur l’ouvrage du philosophe David Estlund, “L’autorité de la démocratie” qui s’interroge pour savoir ce qui confère aux décisions démocratiques leur autorité… “L’autorité des décisions démocratiques ne provient pas uniquement de la procédure, mais également de leur dimension épistémique. La meilleure preuve en est que si notre seul desideratum était l’équité, nous pourrions, plutôt que de donner par le vote la même possibilité à chaque individu d’influencer le résultat, jouer la décision à pile ou face. Cette procédure également donnerait à chacun la même chance d’influencer le résultat (en l’occurrence, aucune). Si nous n’agissons pas ainsi, c’ ! est donc qu’en réalité nous pensons qu’il vaut mieux ne pas laisser l’initiative au hasard parce qu’il y a de plus grandes probabilités que la décision soit la bonne si elle est prise par des individus qui, à la différence d’une pièce, ont toujours la possibilité de se concerter et de réfléchir.”

. La vallée de l’étrange du marketing ciblé – Sara M. Watson
Sara M. Watson a écouté Scott Howe le PDG d’Acxiom, l’un des plus important courtiers de données personnelles, lors d’une récente conférence à Harvard. Howe est notamment revenu sur https://aboutthedata.com, une initiative d’Acxiom lancée en septembre 2013 pour permettre aux utilisateurs d’accéder aux données qu’Acxiom recueille sur eux. Sur 500 000 visiteurs le premier mois, seulement 2 % ont retiré leurs données (mais l’option est difficile à trouver, souligne Sara Watson) et 11 % ont corrigé leurs données (notamment sur les questions de profil politique, de revenu, d’éducation, de statut marital et d’emploi).

En accédant à son profil sur AboutTheData, Sara Watson a constaté qu’il ne sert qu’à afficher des données démographiques… Ainsi, son profil la présume mariée et lui propose de se déclarer marié ou non. Il pense également qu’elle est propriétaire d’un camion (ce qui n’est pas le cas). Mais Acxiom n’y expose pas les multiples segmentations de profils qu’il a mis au point, comme ceux regroupés sous le terme de Porsche, pour décrire les clients susceptibles d’acquérir un véhicule de luxe dans les deux prochaines semaines. Or, ces segmentations sophistiquées sont des hypothèses que les clients du publicitaire utilise pour trouver des acheteurs potentiels. Acxiom ne livre aucune information sur le type de segmentation en cours ou auquel l’utilisateur pourrait vouloir être rattaché. ! Pour l’instant, c’est encore Acxiom qui définit la segmentation, mais demain, elle pourrait être faite totalement par des corrélations, permettant de laisser les données définir de nouvelles opportunités de marché. A la suite des réflexions de l’épistémologue et philosophe Ian Hacking – http://www.ianhacking.com -, Sara Watson s’interroge pour savoir ce que signifierait qu’un algorithme définisse les segments des marchés… Dans sa présentation Howe s’inquiétait du fait que les consommateurs puissent falsifier leurs données personnelles en diminuant leur valeur… Mais si vous êtes un homme de 50 ans et que vous vous sentez plus jeune ne désirez-vous pas une publicité qui vous reflète mieux ? (pour autant que la publicité soit la seule utilisation prévue de ses données, souligne Sara ! Watson). Mentir sur son âge ne devrait pas être le seul recours que les utilisateurs devraient pouvoir avoir quand leur profil ne correspond pas aux normes statistiques desquelles ils sont sensé appartenir. Mais cela nécessite que les consommateurs en sachent bien plus sur les conséquences de leurs profils. Or, pour l’instant, à regarder les données livrées par AboutTheData, celui-ci n’a pas la capacité de comprendre la causalité dans l’utilisation de ses données. Pour l’instant, les commerçants ne sont pas intéressés par ce décalage, car les modèles statistiques semblent avoir été jusqu’à présent assez bons. Jusqu’à ce qu’une méthode, peut-être plus respectueuse des gens, montre de meilleurs résultats ? Pour Sara Watson, nous sommes dans une vallée de l’étrange du marketing ciblé, un endroit assez effrayant ou tout ce qui est fait est assez grossier et où notre expérience, nos réactions à ce qui nous arrive est notre seule boussole. Pour elle, si nous réagissons si mal à la publicité mal ciblée, c’est parce que nous nous attendons à ce que la personnalisation publicitaire soit plus avancée qu’elle ne l’est.

. Oculus Rift est-il sexiste ? – danah boyd
danah boyd revient sur une tribune provocatrice qu’elle a publié sur Quartz sur le sexisme des environnements de réalité augmenté. Dans les années 90, en testant des environnements de réalité virtuel, types CAVE, elle avait déjà constaté combien les femmes s’y sentaient souvent mal à l’aise… Faut-il croire qu’une réalité biologique différente s’y feraient jour. Des recherches sur un simulateur de maladie en environnement virtuel montrait également que les femmes semblaient tomber plus malades que les hommes dans ces environnements. Des chercheurs ont montré que les personnes prenant des androgènes (une hormone proche de la testostérone) avaient de meilleures habiletés spatiales pour faire pivoter des formes, comme c’est le cas dans Tetris par exemple. La chercheuse a également appris que la rétine recevait des hormones sexuelles, se pouvait-elle qu’elle altère la perception de la profondeur entre les sexes ? A force de recherches, la chercheuse a montré que la perception de la profondeur comportait des différences entre hommes et femmes : http://www.danah.org/papers/sexvision.pdf Les hommes sont plus susceptibles d’utiliser les signaux que les systèmes de réalité virtuelle 3D invoquent. Bien sûr, la chercheuse en appelle à plus de recherches pour confirmer ses premiers résultats. Est-ce que la biologie joue un rôle fondamental dans l’élaboration de l’expérience de réalité virtuelle immersive ?

Bien sûr, son billet a déclenché de nombreuses réactions. Les objets ne peuvent pas être sexistes s’indignaient certains commentateurs… Or ce que danah boyd semble avoir mis à jour est que la discrimination en question n’est pas intentionnelle, mais que les chercheurs et les ingénieurs doivent s’intéresser à ces problèmes…

. Acceptation sociale massive de la surveillance : quelles sont les alternatives possibles à la passivité des usagers ? – Chaire Valeurs et Politiques des Informations Personnelles
Intéressante présentation de Dominique Cardon et Jean-Gabriel Ganascia en vidéo sur l’acceptation sociale massive de la surveillance…

. La folle idée d’un village provençal : sa mutuelle communale – Le nouvel Observateur
“A Caumont-sur-Durance, beaucoup renonçaient aux soins faute de complémentaire santé. Le village a négocié un contrat pour tous. Plus d’argent, de santé, et un « vent de solidarité ». Reportage.”

. Thingful
Le moteur de recherche Thingful.net permet de trouver (géographiquement ou par thématique) des objets connectés dans le monde et de consulter les données recueillies par leurs capteurs.

. Uberification de l’économie des services américaine – schlaf
L’investisseur américain se félicite de “l’Uberification” de l’économie des services américaine, c’est-à-dire de la démultiplication des services mobiles à la demande, sur le modèle d’Uber, une tendance qui envahie tous les services à la personne. La flexibilité ultime des services grâce à la magie des technologies. Amen !

. Quand l’Europe fait du bien : téléphoner partout sans surcoût – Le nouvel Observateur
L’Europe s’est engagé vers la fin du roaming pour décembre 2015. Fini les surcoûts quand vous appellerez depuis un pays européen… Enfin, si les législations nationales et les telcos trouvent des terrains d’entente !

. L’innovation peut-elle sauver la planète ? – Actu Environnement
Dans la dernière livraison de “Regards sur la Terre” la revue du développement durable, un dossier revient sur les promesses de l’innovation durable. “L’enjeu pour la puissance publique n’est pas de déployer tous azimuts une solution socio-technique préalablement choisie, mais plutôt de mettre en oeuvre des institutions et une multitude de politiques publiques”, expliquent les auteurs… L’innovation technique ne suffira pas, soulignent encore les auteurs. Il va falloir commencer à développer l’innovation frugale, celle qui se fait à partir de ressources limitées…

. “Construire les projets sur le terrain” | Collectif Etc.
Le collectif d’architectes ETC. spécialiste de la rénovation urbaine avec les habitants signe un manifeste pour défendre des projets de proximité coconstruits avec les gens. Trop souvent les projets d’aménagement se font souvent d’un côté, et les projets humains de l’autre. On ne peut plus tenir à l’écart les acteurs de l’éducation et de l’action sociale des décisions publiques. “Les responsables de maîtrise d’oeuvre et les élus doivent apprendre à valoriser l’expérience de terrain et la capacité créative de chacun en amont des projets. Ils doivent apprendre à faire confiance aux acteurs locaux sur leur capacité à décider des améliorations de leur cadre de vie.”

. Pourquoi le CSA sera bien pire que la Hadopi – Numerama
Guillaume Champeau de Numerama fait son analyse des grandes lignes que devrait contenir le projet de loi Création qui accordera une large place au CSA pour réguler le web. L’objectif de la loi semble bien de donner au CSA les moyens de réguler le web en utilisant demandant aux Fournisseurs d’accès internet d’utiliser des outils de fitrage.

. Amazon annonce Dash, un scanneur/microphone domestique – TheVerge
Amazon lance Dash – https://fresh.amazon.com/dash?ref_=youtube_dash_2 -, une étrange télécommande domestique pour scanner des produits ou les dicter afin de les commander plus facilement sur AmazonFresh… Un outil pour faire sa liste de course dédié à une enseigne… Et pour en comprendre les enjeux, Michel de Guilhermier revient sur le défi d’AmazonFresh – http://micheldeguilhermier.typepad.com/mdegblog/2014/04/amazon-fresh-et-le-business-model-des-hyper-supermarch%C3%A9s-.html – nous expliquant que le le rayon de produits frais est le plus gros contributeur de marge des hypermarchés (50 % environ) et l’enjeu de la livraison aux particuliers qui demande d’avoi ! r un maillage très dense de clients pour être rentable.

. Google : comment les gens travaillent – Quartz
Si beaucoup a été dit sur l’organisation du travail chez Google, le grand changement récent repose sur l’utilisation de données pour la politique d’embauche et le management. S’inspirant de l’étude longitudinale Framingham Heart – http://www.framinghamheartstudy.org, qui depuis 1948 suit quelques 5000 Américains pour comprendre sur le long terme leur santé et leur bonheur – Google a lancé le gDNA, une étude sur deux ans pour comprendre comment les gens travaillent, estime Laszlo Bock, le responsable des ressources humaines de Google : http://blogs.hbr.org/2014/03/googles-scientific-approach-to-work-life-balance-and-much-more/ En se basant sur une enquête concernant quelques 4000 employés qui vient compléter le dispositif de management piloté par les Big Data de l’entreprise : à savoir le projet d’analyse des recrutements – http://qz.com/180247/why-google-doesnt-care-about-hiring-top-college-graduates/ – et le projet Oxygen : http://www.theatlantic.com/business/archive/2013/10/how-google-uses-data-to-build-a-better-worker/280347/

L’étude de Google a permis d’identifier 2 approches concurrentes pour équilibrer sa vie personnelle et sa vie professionnelle. Il y a les “Segmentors”, ceux qui tracent une ligne stricte entre les deux. 31 % des employés de Google seraient de ce type. Et les “Integrators”, ceux qui confondent les deux… 69 % des employés de Google seraient dans ce cas et la moitié d’entre eux voudraient être “Segmentors”. Pour résoudre cela, Google envisage de lancer un programme empêchant ses employés d’emmener leurs appareils chez eux…

. Un diagnostic de performance numérique pour l’immobilier – 01net
Après l’amiante et la consommation énergétique, l’idée d’évaluer l’accès à l’internet d’un bien immobilier fait son chemin. En Moselle, la société Ariase teste un dispositif…

. Les dangers de la multiplication des stages – La Vie des idées
Depuis 2005, la multiplication des lois pour encadrer les stages et leurs abus montre combien la formule pose problème et ce alors que le nombre de stages, notamment dans les cursus universitaires se sont envolés. Pourtant, le stage n’est que rarement le tremplin vers l’emploi qu’on en attend. S’il existe un effet positif du stage sur l’accès de certains diplômés au premier emploi, leur impact sur l’insertion demeure très relatif : celle-ci demeure d’abord liée au fonctionnement de l’économie et à celui du système de l’emploi. Les stages ne sont pas le remède aux problèmes d’insertion professionnelle des jeunes diplômés, rappelle le sociologue Dominique Glaymann, qui en appelle à réduire le nombre et la durée des stages pour que leur objectif pédagogique demeure. Et l’inflation des stages complique l’accès à l’emploi.

. Est-ce que le porno choque les enfants ? – NYTimes.com
Et bien on ne sait pas… Selon un méta rapport britannique ayant étudié 276 articles de recherche sur le sujet, il y aurait un lien entre l’exposition à la pornographie et les comportements à risque… Mais comme tous les adolescents ont vus des images pornographiques, l’argument ne semble pas très solide. Une autre méta-étude américaine a fait part du même scepticisme. Aucun scientifique ne pouvant faire d’étude idéale (consistant à mettre des adolescents qui n’en ont jamais vu devant du porno pour voir si cela a une influence sur leur comportement), il n’est pas sûr qu’on obtienne un jour une réponse à cette question. Selon l’un des spécialiste du sujet, le hollandais Jochen Peter, plus les jeunes regardent de porno plus ils semblent satisfaits de leur vie sexuelle (un effet qu’on ne trouve pas m&e ! circ;me chez ceux qui ont une forte expérience sexuelle). Ceux qui en regardent plus que d’autres ont également moins d’aversion pour les rapports occasionnels. Mais la pornographie ne peut pas être décrite comme le seul facteur prédictif d’un comportement sexuel et ces résultats obtenus depuis des études sur des adolescents néerlandais ne sont pas généralisables. A défaut de résultats, les universitaires invitent à la prudence…

. Objets connectés : le casse-tête du made in France – Usine Digitale
Fabriquer des objets connectés en France n’est pas si simple. En cause le manque de réactivité et de compétitivité…

. 50 objets connectés français – Usine Nouvelle
50 objets parmi les plus emblématiques du made in France numérique…

La conscience et le cerveau, par Stanislas Dehaene – Admiroutes
Jean-Paul Baquiast revient sur le nouveau livre du neuroscientifique Stanislas Dehaene “Consciousness and the Brain : Deciphering how the brain codes our thoughts”. Un livre qui s’intéresse à comment notre cerveau génère une pensée consciente ? Pourquoi l’essentiel de notre expérience du monde demeure-t-elle inconsciente ? Et à l’évolution à venir de notre cerveau… Pour Dehaene et ses équipes de recherche, un très grand nombre de stimulus auxquels réagit notre cerveau demeurent inconscients bien que perçus et ce même s’ils entraînent une réaction de l’organisme. Lorsque la conscience est franchi, notre cerveau devient un espace de travail global ou chaque neurone semble doté d’une intelligence collective.

. Trouver les gens qui ont une vocation plutôt que ceux qui veulent faire carrière – Quartz
L’entrepreneur et financier Brooke Allen – http://www.brookeallen.com -, qui a lancé le club Q54 – http://www.q54club.org – recommandait récemment dans les pages de Quartz d’écrire son histoire plutôt qu’un simple CV pour décrocher un job : http://qz.com/192347/to-get-a-job-write-your-story-instead-of-a-resume/ Il y évoquait le fait que ce qui a le plus de valeur est de trouver un but à son travail. Evoquant le livre à paraître de Aaron Hurst “L’économie du but”, il explique que les gens les plus motivés ne cherchent ni un travail ni une carrière, mais une vocation. Et que les employeurs devraient surtout se soucier de trouver ces employés là ! Les gens qui cherchent un travail ne cherchent qu’à payer leurs factures. Ceux qui cherchent une carrière se moquent de leur travail. Seul ceux qui cherchent une vocation méritent d’être employés et d’être payés au prix fort.

. Pourquoi la vie privée prospère-t-elle en ligne ? – Wired
La vie privée est-elle morte ? Non, estime le sociologue Nathan Jurgenson, car la vie humaine n’est pas une base de donnée, ni la vie privée le fait de conserver des données cachées. Et l’explosion des renseignements personnels en ligne donne naissance à de nouveaux mystères, de nouvelles inconnues… Quand on poste une image sur Instagram, cette image n’offre pas seulement des réponses, elle pose aussi de nouvelles questions : avec qui étiez vous ? Pourquoi ? Qu’avez-vous ressenti ?… Désormais, la vie privée s’épanouie dans l’espace entre publications. Comme le souligne danah boyd, les adolescents sont à la fois très publics et très privés… Ils utilisent de plus en plus désormais le mur blanc, c’est-à-dire le fait de publier des messages sur Facebook riches en détails avant de les ! supprimer totalement et rapidement… Ils utilisent également l’obfuscation pour cacher des messages privés à la vue de tous, afin que seuls les personnes concernées en comprenne le sens. Dans cette “danse de la vie privée”, la difficulté reste toujours de savoir ce qu’il faut révéler et quand. La réelle vie privée est toute entière consacrée à l’autonomie. Quand les entreprises ou les gouvernements franchissent des lignes rouges, les utilisateurs réagissent, en tentant de masquer (même imparfaitement) leur activité. La vie privée et la vie publique ne sont pas en conflit, elles se renforcent mutuellement. La vie public en ligne ne tue pas la vie privée, elle l’a renforce…

. Cynthia Fleury : « On va liquider la pensée en s’en remettant à une machine » – La-Croix.com
Pour la philosophe Cynthia Fleury, les technologies permettent la liquidation de la décision humaine, comme le montre le trading à haute fréquence. Nous voici dans l’âge du probabilisme : le règne sans partage de la probabilité comme seule source de décision pertinente. Le règne de l’algorithme signe la fin du libre arbitre et ce d’autant plus que l’homme pour utiliser les machines plus efficacement devra apprendre à penser et à devenir machine. Cette machinisation est le fruit de l’incapacité de l’homme à accepter sa finitude. L’homme ne cherche plus à être libre, mais à être immortel. Bienvenu à l’homme indéfini et soumis aux machines qui tente d’expliquer l’esprit par l’imagerie du cerveau… “La résistance individuelle à une telle déshumanisation demande une abnégation”, demande de ne pas avoir peur de mourrir dans tous les sens du terme : socialement, économiquement, physiquement… Et ce alors que nous sommes dans un monde de plus en plus matérialiste.

. Tumblr : anatomie d’une réseau social oublié – Technology Review
Tumblr, fort de 160 millions d’utilisateurs et de 70 milliards de messages, a une population plus jeune que les autres médias sociaux. 90 % des posts impliquent des photos ou du texte. Dans les réseaux de blogs, la réciprocité (si a suit b, alors b suit a) est inexistante (3 %), sur Twitter, elle est plus forte (22 %) et sur Tumblr, elle grimpe à 30 %. Le billet moyen compte 427 caractères. 3/4 des reblogs se fait dans la première heure, alors que sur Twitter, 75 % se fait dans la journée. Tumblr est plus rapide.

. Les données et les voitures sans conducteurs sont l’avenir de l’assurance – GigaOm
Glenn Renwick, le président de Progressive – http://www.progressive.com – une société d’assurance américaine qui installe des boites noires dans les voitures de ses assurées, est revenu dans une récente conférence sur 14 ans d’exploitation de données pour transformer le métier d’assureur. Selon lui, les données recueillies permettent de s’éloigner de la corrélation pour comprendre les causalités. “Pour chaque personne qui doit payer moins, il y en a qui devrons payer plus” a assuré l’entrepreneur. Demain, plutôt que d’assurer les conducteurs, les assureurs assureront peut-être les batteries ou les systèmes Lidar qui permettent aux voitures d’être autonomes…

. Disconnect
Un plug-in pour navigateur pour faire des recherches en ligne sans que des sociétés tierces n’aient accès à votre historique de navigation ou de recherche.

. Rendre les choses distribuées est dur – nikos.roussos
Dans les années 90, l’internet apparaissait comme une exception : il pouvait être décentralisé, il pouvait être une force de démocratisation. Personne ne l’avait conçu, personne ne le contrôlait. Les entreprises qui avaient essayé de le centraliser étaient ridicule. Mais cette époque est révolue. Orwell avait imaginé un télécran pour surveiller chacun dans sa chambre : nous avons fait mieux avec les smartphone que chacun porte dans sa poche et qui savent tout de nous. Nous avons créé une version centralisée de l’internet basé sur la surveillance permanente. Mais ce n’est qu’un problème de conception estime Nikos Roussos. Rendre les choses éphémères, distribuées ou anonymes est difficile, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’y atteler.

. Tout quantifier : un rêve pour un futur féministe de données – Model View Culture
La vie des femmes a toujours été soumise à la mesure, estime Amelia Abreu pour Model View Culture. La donnée a toujours été un sous-produit négligé de l’action et de l’interaction. Longtemps le domaine des femmes, la collecte, le stockage et l’analyse des données sont devenues le territoire des hommes, comme le montre les promoteurs du Quantified Self, une communauté largement masculine. Une grande promesse de la mesure repose sur la découverte et l’adoption de mesures “parfaites” ou “universelles”, mais sans s’interroger sur les systèmes, leur évaluation, leur sélection… Pourrions-nous imaginer demain un avenir de données féministe ?

. Histoire du premier virus informatique – Mental Floss
Pakistan, 1986.

. Pour une approche comportementale de l’innovation de produit pour les plus démunis – Center for financial Inclusion
Pour Alexandra Fiorillo, directrice du Grid Impact – http://www.gridimpact.org – pour aider l’inclusion financière du plus grand nombre, il ne faut pas offrir plus de produits et de services financiers qui leur apportent plus d’information, mais proposer des produits qui répondent aux besoins, désirs et préférences des clients, c’est-à-dire les aider à suivre les intentions, les objectifs qu’ils se fixe et pas seulement leur donner plus d’information.

. Le problème d’Uber : la confidentialité – The Daily Beast
Uber protège-t-il ses clients de ses chauffeurs ? Pourquoi l’application d’Uber fournit-elle aux chauffeurs les noms et téléphone de leurs clients ? Après quelque cas de harcèlement, la question de comment Uber gère la sécurité et de la confidentialité de ses clients s’entrouvre…

. SocRoutes : un GPS basé sur Twitter (.pdf) – SheridanPrinting.com
SocRoutes – http://mia.kaist.ac.kr/project/socroutes/ – est un projet de recherche qui vise à connecter un GPS à Twitter (ainsi qu’à des bases de données de criminalité) pour éviter les endroits dangereux de nos villes. Les chercheurs ont montré que pour Chicago, une corrélation existait entre le taux de crime des quartiers et les sentiments géolocalisés sur la ville. Quand nos GPS se base sur les sentiments pour trouver les routes les plus agréables…

. Microsoft, Google et Apple se réservent le droit de lire vos e-mails – Silicon 2.0
Microsoft a été pris la main dans la boîte d’un mail d’un utilisateur qui avait transmis du code de Windows 8 – les conditions d’utilisations de Hotmail permettent à Microsoft d’accéder aux mails des usagers pour protéger les droits et la propriété de Microsoft… Une mesure d’exception estime Microsoft qui jure de publier le nombre de comptes auxquels la société a accédé chaque année… Les fournisseurs de mails peuvent faire ce qu’elles veulent et n’ont aucun compte à rendre, rappelle Jérôme Marin. Les sociétés qui aboient après les pratiques d’espionnages de la NSA, qui se sont alliés à la coalition Reform Government Surveillance pour défendre les principes de la Constitution américaine n’offrent aucune garantie en leur sein et ce alors même que Microsoft fait de la publicité contre Google pour rappeler que les courriers électroniques doivent rester personnels ! Aucune éthique !

Suite à ce tumulte, Microsoft a annoncé qu’ils ne recommenceraient plus : http://arstechnica.com/tech-policy/2014/03/microsoft-will-no-longer-look-through-your-hotmail-to-investigate-leaks/

. Comment rumeurs et intox se propagent par e-mails, en chaînes – LeMonde.fr
Jérôme Fenoglio et Alexandre Léchenet pour le Monde.fr reviennent sur l’incroyable succès des chaînes de mails… territoire des hoax et de toutes les intox et rumeurs. Quel est leur impact sur l’opinion ? Depuis 5 ans, les contenus islamophobes y sont à la mode, estime Guillaume Brossard, cofondateur de Hoaxbuster, le site qui débusque les rumeurs sur le net. Beaucoup parlent des impôts et de la défense du contribuable… Toujours, les rumeurs collent à l’actualité, quittent à ce qu’elles soient retemporalisées, alors que beaucoup circulent depuis des années. Pour le sociologue Pascal Froissart, le but de ces chaînes n’est pas de convaincre, mais de vérifier qu’on fait partie d’une communauté.

. N’aidez pas vos enfants à faire leur devoir – The Atlantic
L’implication des parents dans les études de leur enfant n’a pas d’incidence sur leur réussite, au contraire, révèle une méta-étude américaine menée par les professeurs de sociologie Keith Robinson et Angel Harris et qu’ils ont publié dans un livre, “La boussole cassée” : http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674725102. La plupart des formes mesurables de la participation des parents (aider les enfants à faire leur devoir, parler avec eux, faire du bénévolat à l’école…) ne semble pas apporter les résultats escomptés. Pire, à partir du collège, l’aide apporter aux enfants semble tirer les résultats scolaires des enfants vers le bas, et ce quel que soit la classe sociale, l’origine ethnique ou le niveau d’éducation des parents. Les ingérences des parents ont surtout pour résultat de rendre les enfants plus anxieux qu’enthousiastes à propos de l’école. Jusqu’à présent la théorie voulait que les parents les plus actifs et investis pouvaient combler l’écart de résultats entre les élèves de différentes origines sociales… Visiblement, il n’en est rien.

Certaines habitudes font néanmoins une différence : la lecture à voix haute aux jeunes enfants et la discussion sur la planification (de son travail) au collège. Des interventions qui ont lieu surtout à la maison. Pour les sociologues, ce qui explique les différences de réussite tient plus de la diversité professionnelle et sociale à laquelle ils sont confrontés. Dans les années 90, la sociologue Annette Lareau avait montré une autre différence entre les enfants de différents milieux sociaux, alors que chez les plus défavorisés, les enfants étaient invité à faire preuve de déférence envers l’autorité, dans les milieux plus favoriser, on les invitait à être critiques. Autre différence, les parents plus aisés ont tendance à mettre leurs enfants chez les professeurs qui ont une meilleure réputation.

. Aucun régime n’est meilleur qu’un autre – The Atlantic
Quel est le meilleur régime pour la santé ? Aucun estiment deux scientifiques américains qui les ont comparés tous. Les débats entre les tenants d’un régime par rapport aux autres ne fait qu’entretenir le doute et la confusion et pas vraiment progresser la science de l’alimentation.

. Vers la prothèse vocale – The Atlantic
Les voix synthétiques ne sont pas très personnalisées… Et bien cela pourrait changer. VocalID – http://vocalid.org – a développé un algorithme pour créer des prothèses vocales personnalisées… L’idée, se baser sur des enregistrements de voix d’une personne pour lui créer une voix de synthèse plus proche de la sienne et lui permettre de conserver son identité vocale. Les chercheurs proposent de construire une banque vocale humaine où des gens donneraient leur voix à d’autres qui en ont besoin en lisant 800 ou 3000 phrases à voix haute… Demain, nos machines parleront-elles avec nos voix ?

. Le crowdsourcing est-il l’avenir du travail de la classe moyenne ? – The Daily Beast
En 2013, 75 % des emplois ajoutés à l’économie américaine étaient des emplois à temps partiels. Demain, alors que de plus en plus d’emplois seront automatisés quel sera le travail des classes moyennes ? Et Sarah Kuunst du DailyBeast d’évoquer WunWun – https://wunwun.com – une plateforme qui propose de se faire livrer à la demande et à laquelle souscrivent beaucoup d’étudiants pour arrondir leur fin de mois. Pour certains d’entre eux, la livraison est devenue une activité à temps plein (la variabilité des pourboires est certainement assez attractive). Que dire du Mechanical Turk où seulement 8 % des gens qui y travaillent régulièrement pour ce système reconnaissent avoir gagné suffisamment d’argent pour en vivre ? Sur Etsy, le vendeur moyen gagne 900$ par ! an… Pas vraiment de quoi se faire un complément de revenus… Le risque de l’ouverture des marchés via les plateformes en ligne n’est-il pas de faire baisser le prix de la main d’oeuvre ? s’interroge la journaliste.

. Valoriser les talents des développeurs français : Tariq Krim remet son rapport à Fleur Pellerin | Ministère du redressement productif
“Dans son rapport, Tariq Krim émet six recommandations pour valoriser les talents des développeurs français :
– prendre en compte le rôle essentiel des développeurs ;
– compléter la feuille de route numérique du Gouvernement par une feuille de route technologique pour l’Etat, les ministères et les opérateurs publics ;
– promouvoir les développeurs dans l’administration ;
– adapter les conditions d’investissement pour soutenir les projets technologiques ;
– améliorer les formations des développeurs ;
– mettre en place un visa de travail pour les développeurs venant en France.”

. De l’expérimentation aléatoire pour le développement économique – Slate.com
Joshua Keating s’interroge : peut-on faire de la pauvreté une science expérimentale ? Dans les années 90, l’économiste de Harvard, Michael Kremer a fait l’une des premières expérimentation aléatoire au Kenya en choisissant 25 écoles aléatoirement pour leur fournir des manuels et regarder si cela avait un impact sur les résultats scolaires de ces écoles comparées aux autres (non, cela a seulement amélioré les résultats des meilleurs élèves de ces classes). Les gouvernements et les organisations humanitaires ont mis du temps à adopter ces approches d’expérimentation aléatoires car l’idée de conduire des expériences sur les pauvres rend les gens nerveux, pour de bonnes raisons. Mais pour Chris Blattman de la Columbia University (qui tient un blog populaire sur le développement international : http://chrisblattman.com), la plupart des programmes de développement ne sont que des expérimentations et la plupart du temps, des expérimentations bien peu transparentes. Abhijit Banerjee et Esther Duflo ont été les grands évangélistes de ce type d’expériences (cf. leur livre “Repenser la pauvreté”). Ils ont montré par exemple que fournir des uniformes aux collégiennes avait plus d’effet pour réduire les grossesses adolescentes que les programmes d’éducation sexuelle. Les études aléatoires ont montré que malgré son succès, la microfinance aidait les entreprises au démarrage, mais avait peu d’impact sur la pauvreté ou l’autonomisation des femmes. L’économiste de Princeton Angus Deaton demeure critique face à ces expériences aléatoires, dont les enseignements sont peu reproductibles d’un pays à un autre et que médias et politiques exagèrent les conclusions de ces études. Reste que les études aléatoires ont au moins eu le mérite de montrer qu’il fallait plus de rigueur méthodologique dans la mesure des interventions dans les pays en développement. Mais le fait qu’elles puissent répondre à la réduction de la pauvreté mondiale est encore bien ambitieuse…

. Marco Civil : la “Constitution Internet” soutenue par Berners-Lee – Numerama
“Tim Berners-Lee a apporté un soutien appuyé à la “Marco Civil” – http://marcocivil.org.br -, un projet de loi brésilien qui créerait une véritable déclaration des droits sur Internet, et qui pourrait devenir un modèle pour d’autres pays. Un modèle dont ferait bien de s’inspirer la France qui prépare un “Habeas Corpus Numérique” beaucoup moins séduisant.”

. De la culture algorithmique – Social Media Collective
Christian Sandvig s’intéresse à comment les algorithmes imprègnent notre culture. Il revient sur Google Instant qui propose des suggestions de terme de recherche dans Google quand vous tapez des mots dans le moteur pour souligner que certains mots ne proposent aucune suggestion… C’est là une “censure douce” que Google a déployé pour répondre aux critiques à l’encontre de ce service. Mais quels mots doivent-ils être bloqués ? Puis il observe les différences entre les meilleures histoires et les informations les plus récentes du fil d’actualité de Facebook, pour souligner combien nos relations sont régis par des algorithmes qui changent notre rapport aux autres…

. Action Path : un outil géolocalisé pour la réflexion et l’engagement citoyen – Center for Civic Media
Erhardt Graeff travaille sur Action Path, un outil de géolocalisation qui invite les passants à la réflexion et à l’engagement citoyen.

. Abstention : la politique n’explique pas tout – CNRS le journal
L’abstention est-elle une défaillance citoyenne ou une forme d’expression démocratique ? Pour les chercheurs du Laboratoire de physique théorique et modélisation, au niveau des élections locales (cela ne marche pas pour les scrutins nationaux) plus la commune compte d’habitants et plus le niveau de participation est faible. La vie urbaine est-elle le tombeau de la participation démocratique ?

. Carte de l’Empathie – Elton-Pickford
Un outil pour imaginer ce qu’un client ressent, pense, voit, dit, entend et mieux répondre à ses problèmes…

. Le projet XData : 5 questions à François Bancilhon – Projet XDATA
Un projet de recherche Big Data sur les données de mobilité lancé par DataPublica.

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