Les chercheurs en psychologie s’écharpent, et nous ne devrions pas nous en laver les mains – Slate.fr

Dans un article magistral, la juriste et professeure de bioéthique Michelle Meyer et le psychologue Christopher Chabris reviennent en détail sur la publication d’un hors-série de la revue Social Psychology consacré à la réplication de récentes et importantes découvertes en psychologie sociale, qui montre que cette réplication n’est pas simple et que bien souvent, elle échoue. Est-ce pour autant qu’il faut jeter toutes les études avec l’eau du bain ? La crise de la réplication et la surexposition des résultats “positifs” n’est pas spécifique à la psychologie. Mais derrière cette polémique, il faut rappeler que la non réplication n’invalide pas pour autant une étude (beaucoup d’autres paramètres entrent en jeu et bien souvent les méthodes ne sont pas assez détaillées pour être reproduites). 

“Selon la célèbre mise en garde de Carl Sagan, désormais enseignée à tous les étudiants, des affirmations extraordinaires requièrent des preuves extraordinaires. Ce qui signifie que, lorsque des études originales sont surprenantes, qu’elles observent des effets importants, ou qu’elles semblent contredire d’autres découvertes jusqu’ici établies, elles devraient être soumises à un examen encore plus approfondi que d’habitude –et donc à des tentatives de réplication.”

En même temps, il y a toujours à apprendre d’une expérience non réplicables, surtout si la réplique s’avère finalement mieux conçue et mieux menée. 

Pour autant, le scientifique doit demeurer sceptique aux idées reçues. Et ne pas oublier que “la vérité scientifique est générée par l’accumulation de résultats au cours du temps, pas par l’éclat ou le bruit d’une étude isolée”. 

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