Mesurer l’e-business peut procurer des surprises

Les travaux de l’OCDE et de la Mission pour l’économie numérique du Minefi ont montré depuis longtemps que les études relatives à l’e-commerce se fondaient souvent sur des concepts mal définis ou ambigus et produisaient des résultats incertains (avec parfois des écarts du simple au double entre des enquêtes pourtant a priori comparables, ce qui les rend en définitive difficilement exploitables.

Le projet européen B2B Metrics a entrepris de s’attaquer au problème, dans le domaine des échanges inter-entreprises. A partir d’enquêtes sectorielles menées dans différents pays, dont la France, le projet tente de mesurer, non pas des usages globaux (les entreprises qui vendent ou achètent en ligne, par exemple), mais l’utilisation des réseaux au sein des principaux processus d’affaires.

Définition du B2B

Les premiers résultats du projet laissent entendre que le développement réel de l’e-business est moins avancé que ce que les chiffres globaux laissent entendre. Le développement de l’e-business est tiré par les grandes entreprises, les PME n’ayant souvent pour seule réponse que de suivre leurs donneurs d’ordres. Mais le manque de standardisation et de coordination entre grands donneurs d’ordre complique la tâche des PME et ne leur permet pas – en dehors de quelques exceptions, là où plusieurs PME sont parvenues à répartir leurs investissements et faire de la technologie un outil au service de leur compétitivité commune – de tirer tous les fruits de l’automatisation et l’intégration des processus. En définitive, il semble probable que l’e-business conduise à une certaine concentration chez les fournisseurs des grands groupes.

Les études insistent également sur la « complémentarité des innovations » : l’évolution des organisations, la formation, la qualité de la communication interne et les systèmes de gestion intégrés sont quatre facteurs essentiels au succès des projets e-business. Selon le modèle mis au point par les partenaires du projet B2B Metrics à partir de leurs études, des paramètres tels que la disponibilité des hauts débits ou l’importance des équipes informatiques dans l’entreprise jouent un rôle moins important dans le succès des projets B2B que l’utilisation de standards, l’existence de personnels spécialisés sur l’e-business et la qualité de la gestion et du suivi du projet.

L’info : IST Results (Commission européenne)

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