Innovation et internet : « Territorialité de l’innovation »

Dans le cadre de l’Université de printemps de la Fing qui s’est tenue à Aix-en-Provence les 8, 9 et 10 juin 2005, InternetActu.net vous propose une série de compte rendus synthétiques d’une sélection d’ateliers et de plénières.

La problématique centrale de cet atelier consistait à savoir si l’articulation entre dynamique spatiale et innovation était renouvelée par internet ou au contraire diluée par les possibilités offertes par les réseaux.

Le Centre national de recherche technologique Télius, dirigé par Frédéric Lion-Cerf, a pour but de dynamiser les relations entre recherche publique et recherche privée au sein de la technopole de Sophia-Antipolis. A travers une veille thématique (scientifique et de compétences), le CNRT Télius identifie les compétences des équipes présentes sur le territoire sophipolitain afin de développer, par exemple, des partenariats capables de répondre à des appels d’offres en commun. Depuis l’éclatement de la bulle internet et la crise du secteur des télécoms, on a vu émerger une volonté nouvelle de coopération de la part des entreprises et des individus de la technopole. Ces formes de coopération et de « coopétition » se sont notamment développées entre les individus, du fait de l’absence des sièges sociaux des grandes entreprises de la Télécom Valley.

Pour Stéphane Martayan, chargé de mission TIC de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce sont bien les relations informelles qui sont les catalyseurs des innovations. La richesse du milieu humain est essentielle ; les « smart communities » canadiennes en sont un exemple probant. Les véritables difficultés viennent de l’indentification des compétences territoriales et de leur mise en relation. Le territoire doit être un nœud de réseau tout en s’ouvrant sur l’extérieur.

Oui, approuve Richard Collin de l’ICCE, ce sont en effet les individus qui portent les connaissances. Mais tous les territoires ne sont pas égaux dans le domaine de l’innovation et dans leur capacité à gérer les connaissances. La délocalisation des systèmes productifs entraîne une nécessité d’innover. Le territoire est un dispositif qui rassure, c’est une des bases capitales de l’innovation. L’innovation naît de plusieurs facteurs : la confiance, l’identité et le lien social. Ce n’est toutefois pas suffisant, il faut créer un « biotope » nécessaire à la logique de connaissance. En France, tout un dispositif est porté par des fonds publics, mais celui-ci fonctionne dans des logiques défensives plutôt que coopératives. La problématique centrale des pôles de compétitivité français est de s’assurer des compétences de ces pôles ; c’est une logique d’efficacité collective, qui doit développer des petits projets pour constituer à terme, des groupes plus important.

L’incubateur de la Belle de Mai (Marseille), représenté par Philipe Filipo, est un catalyseur de compétences. Sa mise en place a été précédée par celle d’un observatoire chargé de repérer les compétences thématiques. Malheureusement, celui-ci rencontre des problèmes de mesure des innovations. Par exemple, dans la recherche publique, les innovations aboutissent à des publications, alors que les fruits de la recherche privée se traduisent par des applications.

La logique est d’attirer des talents, c’est un indicateur de mesure intéressant.

Fabien Eychenne

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0 commentaires

  1. Bonjour Mr.Hubert Guillaud,

    je suis étudiant en Master Réseaux Télécom, j’ai un projet sur la crise des télécoms (Crise financiere,Aspect politique(dérégulation/régulation), Aspect Scientifique par rapport à la fibre optique et enfin l’aspect internet), j’ai trouvé un petit article de 2003 sur le sujet, je voulais savoir si c’est possible de m’aider par plus d’informations sur ce sujet, c’est tres gentil de votre part si vous pouvez m’aider.
    Merci d’avance et bonne journée.

    Cordialement

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