Castronova : le business et la culture des jeux en ligne

La couverture de Synthetics WorldsEdward Castronova est un spécialiste du jeu en ligne. Dans le livre qu’il vient de publier, Synthetic Worlds : The Business and Culture of Online Games (Amazon), il observe le phénomène des jeux en ligne, non pas sous l’angle sociologique ou anthropologique, mais sous l’angle économique.

La thèse qu’il défend, résume The Economist, est que les mondes « synthétiques » sont de plus en plus enchevêtrés avec la réalité. Castronova explique par exemple qu’en générant des richesses virtuelles et en les vendant contre du vrai argent, il est possible aujourd’hui d’amasser quelques 3,5 dollars par heure. En Chine, dès à présent, des sociétés payent des gens pour jouer aux jeux massivement multijoueurs et revendre les objets virtuels (armes, costumes) qu’ils ont amassés et les avatars qu’ils auront créés et développés jusqu’à de hauts niveaux de jeu : on appelle cela le « farming« .

Après avoir observé la vie des joueurs, il décrit l’économie de ces mondes parallèles pour mieux souligner les ruptures possibles qu’ils pourraient engendrer et les nouveaux horizon qu’ils permettraient d’explorer. Il explore surtout les conséquences sociales à long terme des jeux en ligne : si les joueurs peuvent habiter des mondes qui sont plus gratifiants que la réalité, comment le monde réel pourra-t-il encore les concurrencer ? Un jour viendra-t-il où nous passerons plus de temps dans les mondes virtuels que dans les nôtres ? Y aura-t-il un jour où de telles questions ne paraîtront plus alarmistes, mais seulement obsolètes ?

Les inquiétudes d’Edward Castronova peuvent sembler extravagantes, mais elles sont peut-être pas si invraisemblables que cela quand on sait que lors d’un sondage récent, 20 % des joueurs de MMORPG ont indiqués qu’ils considéraient le monde du jeu comme leur vrai domicile, la réalité n’étant que l’endroit où ils mangent et dorment…

Via if:books.

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0 commentaires

  1. et grâce aux nanotechnologies on pourrait matérialiser physiquement les produits issus du monde virtuel ainsi naîtrait la reverse-net-economie : cela se fait déjà au gel et laser , mais les mécanismes complexes assemblés ou libres , les shémas techniques et des systèmes même biologiques pourraient sortir des net-fabriques et innonder les marchés de l’art dans un premier temps jusqu’à créer la 11em planète du système solaire pourquoi pas ! en tant qu’ électronicien je l’envisage …

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