Les technologies émergentes 2007

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Comme chaque année, la Technology Review publie sa sélection de 10 technologies les plus excitantes et les plus capables de transformer l’industrie, la recherche, voire nos modes de vie. Beaucoup des technologies distinguées entrent dans des domaines de connaissance qui dépassent le champ d’InternetActu – même si elles restent très intéressantes comme la nanocicatrisation qui consiste en des microfibres de peptides qui s’assemblent pour stopper une hémorragie ; le contrôle de cellules neuronales pour des applications très médicales en psychiatrie ; ou l’analyse unicellulaire.

Quelques “technologies émergentes” sont plus proches des technologies de l’information et de la communication et ouvrent des perspectives intéressantes :

  • La distribution vidéo en P2P : à l’heure où, selon CacheLogic, la vidéo sur l’internet représenterait 60 % du trafic total (en octets) – et pourrait, selon le chercheur et entrepreneur Hui Zhang, monter à 98 % d’ici deux ans -, la distribution vidéo en P2P pourrait devenir l’application qui permettrait de résoudre bien des problèmes de charge sur le réseau. A l’université de Cornell, Paul Francis teste Chunkyspread, un système P2P multicast. Et pour s’assurer que les fournisseurs d’accès ont intérêt à accepter le trafic P2P, Hui Zhang, avec Rinera Networks, leur permet d’identifier les données P2P qui transitent sur leurs réseaux pour les compter, leur affecter des degrés de priorité, voire les tarifer.
  • Les nanochargeurs solaires : les cellules photovoltaïques utilisent des semi-conducteurs pour convertir l’énergie lumineuse en courant électrique, une technologie coûteuse et peu efficiente. Des chimistes pensent que des semi-conducteurs de cristal de quelques nanomètres de large pourraient diminuer le prix de revient de l’énergie solaire et la rendre aussi compétitive que les combustibles fossiles.
  • La réalité augmentée : Pour les applications mobiles, la technologie est déjà là, explique Steven Feiner, directeur du Laboratoire Computer Graphics and User Interfaces de l’université de Columbia en faisant référence aux derniers travaux de Nokia ou à ceux de Total Immersion.
  • La révolution de l’invisible : certains « métamatériaux », ou matériaux composites dont les structures sont déterminées avec précision, présentent des caractéristiques inexistantes dans la nature comme celle de détourner les ondes lumineuses et donc de rendre des objets « invisibles » à des capteurs.
  • La nanotechnologie pour les antennes optiques : des antennes optiques qui concentrent la lumière à un niveau nanométrique pourraient permettre de démultiplier la capacité de stockage des supports optiques existants.
  • L’image numérique réinventée : Richard Baraniuk et Kevin Kelly, de la Rice University, pensent que grâce à de nouveaux composants logiciels et matériels, nos appareils photos deviendront plus petits et plus rapides, tout en consommant moins d’énergie et en prenant des photos en très haute résolution. Comment ? Au lieu de faire enregistrer la lumière par des millions de capteurs, puis de compresser les données, leur appareil s’appuie sur un capteur unique, qui capture un petit pourcentage de l’information transmise par l’objectif, juste assez pour permettre à un logiciel de reconstruire l’image à une très haute résolution – un peu comme une grille de sudoku. Cette technique baptisée « Sensation Compressée » (Compressed Sensing) pourrait révolutionner l’imagerie médicale d’ici 2 ans avant d’envahir, d’ici 5 ans, nos gadgets électroniques et permettre aux téléphones mobiles de produire des images de haute qualité de la taille d’un poster.
  • Les moniteurs médicaux personnalisés : Pour John Guttag du MIT, l’idée est d’utiliser des ordinateurs pour automatiser l’interprétation de certaines données médicales complexes comme les ondes cérébrales ou les électrocardiogrammes. Confrontés à des données toujours plus abondantes, les médecins ont besoin de comprendre rapidement les tendances qui s’en dégagent. Le logiciel peut être la clé d’une médecine plus précise et plus personnelle. En surveillant l’activité cérébrale d’un patient, l’appareil de John Guttag lui a par exemple permis de voir se former les crises d’épilepsie et donc de les prévenir.

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0 commentaires

  1. merci pour l’article…il est super…une chance qu’Il y ait des gens comme vous pour nous transmettre des choses si interessantes… c’est un tres bon article et je compte le faire découvrir a d’autres personnes

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