Objets téléchargeables

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A l’occasion de la préfiguration du festival italien Share, qui aura lieu en mars 2008, l’auteur de science-fiction et éditorialiste Bruce Sterling (le blog) a présenté une vidéo qui illustre un scénario d’usage du concept de Spime, qu’il développe dans son livre Objets Bavards (Shaping Things), à paraître chez Fyp éditions.

Un Spime est un objet daté, localisé, historisé et social. Sterling postule ici sur un monde où tout serait téléchargeable. Un objet brut (ici, une chaise) serait manufacturé selon notre volonté, en s’appuyant sur une conception téléchargeable. On paye pour le design, pas pour la chaise. Quand on a utilisé l’objet, celui-ci peut-être recyclé en autre chose, simplement.

A compléter par ce site sur le design téléchargeable, qui propose déjà de n’accéder qu’au design des objets.

« Le futur verra émerger un nouveau genre d’objets – dont nous possédons les formes primitives dès maintenant dans nos poches et serviettes : modifiables par leurs utilisateurs, absurdement multifonctionnels, programmables – qui seront durables, augmentables et identifiables de manière unique. Bruce Sterling utilise pour parler de ces objets le terme de spime, des objets manufacturés à support informationnel, si étendus et si riches, qu’ils pourront être considérés comme des instanciations matérielles d’un système immatériel. Les spimes sont conçus sur écrans, fabriqués par des moyens numériques, précisément suivis à travers l’espace et le temps. Ils sont composés de substances recyclables qui peuvent servir à la construction d’autres spimes.

Les Spimes arrivent.

Nous aurons besoin de ces objets pour vivre ; nous ne pourrons pas nous passer de leurs avantages sans de terribles conséquences. »

Via Putting People First.

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  1. Le festival Share aura lieu du 11 au 16 mars 2008. Bruce Sterling en est le curateur. Il est déjà arrivé a Turin pour préparer ses activités. Tout de suite, les organisateurs du Share ont organisé une discussion sur le dernier livre de Bruce « Shaping Things », qui maintenant est aussi disponible en italien (« La Forma Del Futuro »). Ce vidéo a été présenté lors de cette discussion.

  2. Une proposition passée mais pleine d’avenir SPIME

    http://www.franck-ancel.com/atx/index.php?2007/05/18/27-rfid-01

    In 2007, for the 25th anniversary of « V2 » (Institute dedicated to instable medias based in Rotterdam, Holland), in partnership with the French Institut in Dutch – Descartes House of Amsterdam and the French Alliance of Rotterdam, two French artists offer 100 badges of the model « RFID 0.1 » for the event « unDEAF » during the festival « DEAF ». These badges will be offered in the centers of these two towns from the 10th to the 13th of April. A limited edition of another model numbered ‘RFID 1.0″ will also be sold this year on the website http://remixarts.com .

    Conceptual artist Franck Ancel collaborates with designer Alex Singer to launch a collection focused on digital culture. These badges proclaim a future « SPIME » style (contraction of the terms « Space + Time » invented by the writer Bruce Sterling). The digital atmosphere in which we live is an invisible labyrinth of mobile technologies. These two Parisian creators lift the veil of a certain reality through the port of a graphic composition. Their esthetic is an interaction between the RFID forms which invade our daily life and the colors of painter Peter Halley who uses chips and other electronic cartographies as creation sources.

    Contacts: info@franck-ancel.com
    alex.singer@free.fr

  3. Un point de vue

    La communication, l’intention n’est pas le design.
    Former les choses (shaping thing) ou Objet bavard. Ce n’est pas la même chose.
    Cette dualité dans la traduction exprime un paradoxe ce qui me trouble.
    l’objet bavard, je le perçois ici comme un objet qui produit sa publicité.

    La vision futuriste de Bruce Sterling est pour le moins une vielle idée.
    Dans sa démonstration, il existe ainsi de nombreux exemples dans l’industrie: customisation retardée, production à la demande, production versatile robotisée; dans les industrie créatives, exposition architecture non standard au centre Georges Pompidou (ou l’on a vu des fantasme plus que des réalités), les travaux de Gaetano Pecce, les projets de Francois Brument présenté au Via l’année derrière, etc…

    Dans sa réelle modernité. Nous sommes en effet dans la continuité de l’art pauvre, du facteur cheval et de l’utopies de l’intelligence de la foule ou d’un potentiel techique sur celle du créateur.
    La fascination esthétique n’est-elle pas la condition nécessaire d’une appropriation par le désir.
    Ces objets par ailleurs ne proposent par encore une esthétique en relation avec leur mode de production, ce qui est normal, mais est une nécéssité.
    Ils ne sont pas, pour rendre hommage aux efforts de Fred Cavazza, ce qui est un comble pour une chaise (voir D’autres spimes) utilisable.

    L’enjeu est-il de déporté la découpe des planches (c’est à dire la distribution) quand on parle d’objets contemporains terminés par l’utilisateur: post produit comme je les nomme.
    Je ne crois pas, il est peut-être dans une itération invisible entre les causes de l’apparition d’un objet et son appropriation dans une pratique. Nous sommes plus dans une attitude que dans une formalisation. Connecter un site web à une imprimante ou à une scie produit de façon différentes des objets du XX siécle.
    A l’âge de l’expérience et du contexte, le service est la finalité de l’objet. Pas la condition de sa production.
    Un avis, L’enjeu est une R&D 2.0, un marketing 2.0, une distribution 2.0, un service 2.0, un usage 2.0 et certainement de fait un design 2.0 pour NéoObjet 2.0 (produit conséquences de services) et des pratique 2.0