Et le vainqueur est…

… l’équipe Tartan Racing de l’université Carnegie Mellon, suivie par celle de l’université de Stanford !

La voiture vainqueur de Carnegie Mellon

Ainsi, après bien des péripéties, l’Urban Challenge, qui devait tester la capacité de véhicules robotisés, sans pilotes, à se déplacer dans un environnement urbain complexe, a bien eu lieu début novembre 2007. Contrairement à certaines craintes, ce ne fut pas une course au rabais et c’est bien 2 millions de dollars qu’ont touché les vainqueurs du challenge.

Après une série de tests préliminaires, seuls 11 véhicules se trouvèrent au départ de la course. Et parmi ceux-ci, ils furent six à franchir la ligne d’arrivée. Durant les 6 heures de la compétition, les différents véhicules ont du affronter diverses épreuves, telle qu’un embouteillage impliquant des automobiles classiques, pilotées par les humains, le tout en évitant les infractions (l’engin de Carnegie Mellon fut le seul à ne commettre aucune erreur).

Chaque véhicule était bien entendu doté d’un système informatique complet et de programmes d’intelligence artificielle adaptés au projet (il a fallu 300 000 lignes de codes pour piloter la Chevrolet de Tartan Racing, selon Ars Technica). L’une des parties les plus importantes de l’équipement était sans doute les yeux du « chauffeur » mécanique. Pour cela les ingénieurs ont pourvu leurs machines d’un « Lidar« , ou laser rotatif. Selon BBC News, celui-ci se compose de 64 lasers individuels et tourne environ 10 fois par seconde. Son principe est analogue à celui du radar. Le rayon envoyé par le Lidar revient à son point de départ, et cela permet de calculer la distance entre la voiture et l’objet rencontré par le rayon.

Chaque robot tendait à adopter un style particulier de conduite, comme le montre bien cette vidéo présentant plusieurs modèles en train de concourir. Comparant « Boss » (de Carnegie Mellon) et « Junior  » (Stanford), Grady Bradsky, expert en reconnaissance des formes travaillant avec l’équipe de Stanford, explique : « Boss était plus brutal. Il accélérait et tournait vite… Junior était plus Zen. Il n’entreprenait que le minimum d’actions nécessaires pour atteindre ses buts. » L’appareil Tartan s’est déplacé à environ 22 kilomètres heures et a parcouru à peu près 90 km. Il est arrivé premier avec 20 minutes d’avance sur le second.

Opération réussie en tout cas pour la Darpa (l’Agence des projets avancés de la Défense américaine), qui ne devrait pourtant pas continuer plus avant dans cette voie, si l’on se réfère à ce qu’a déclaré son directeur, Tony Tether : « Nous ne terminons jamais quoique ce soit. Tout ce que nous cherchons à faire, c’est montrer que quelque chose peut être fait. Nous éliminons les excuses de type technique, pour que les gens ne puissent plus dire : « He, c’est une belle idée, mais vous savez bien qu’elle n’est pas réalisable ». Lorsque nous nous sommes approchés de ce but, il est temps pour que la technologie en question soit prise en charge par quelqu’un d’autre. »

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