Firechat, l’application popularisée par les manifestants hongkongais – LeMonde.fr

Pour Le Monde, Yves Eudes revient sur le succès de l’application de messagerie FireChat qui établit des communications directes entre smartphones, en P2P, sans avoir besoin de relais de télécommunication ou de connexion. Une application qui permet de communiquer localement lors de grands rassemblements.

Reste que l’application pose de nombreuses problèmes de sécurité : si tout le monde peut recevoir des messages, tout le monde peut aussi en envoyer. Pour son inventeur, Micha Benoliel, il s’avère très compliqué de se servir de FireChat pour pister les manifestants. Mais il reconnait que l’application n’est pas conçue pour protéger les messages. Elle ne dispose d’aucun dispositif de chiffrement, comme l’avait noté le Citizen Lab de l’université de Toronto après analyse. Le problème demeure de les attribuer aux bons téléphones. Reste que tout le monde ne partage pas cet optimisme, rapporte Reflets.info : les noms d’utilisateurs et des données provenants des téléphones mobiles (et permettant donc une re-identification) semblent circuler avec l’application. 

En tout cas, rien n’empêche le réseau ad-hoc d’être noyautée par les autorités afin qu’ils aient accès à tous les messages. Rien n’empêche non plus à n’importe qui d’y diffuser de fausses informations (des limites que nous avait déjà très bien expliqué François Taïani). “Conçue pour contourner les infrastructure et non pour la confidentialité”, FireChat reste un outil de coordination très utile, souligne Yves Eudes. 

Les concepteurs travaillent à créer des compter certifiés pour les leaders d’opinion afin de permettre de mieux valider certaines informations qui s’y propagent.  

À lire aussi sur internetactu.net

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.