Pourquoi la Silicon Valley ne devrait pas être le modèle de l’innovation – Harvard Business Review

Dan Breznitz, responsable de la chaire d’étude de l’innovation et co-directeur du laboratoire des politiques de l’innovation de l’université de Toronto, explique dans une éclairante tribune pour la Harvard Business Review, que le modèle d’innovation de la Silicon Valley que tout le monde souhaite imiter et égaler n’est plus le modèle de l’innovation d’aujourd’hui et encore moins celui de demain. Tous les pays aspirent à créer leur propre Silicon Valley, oubliant primo qu’un tel éco-système d’innovation est impossible à recréer, mais surtout, qu’il n’est plus le paradigme de l’innovation. Pourquoi ? Parce que la production de bien et de services est désormais globalisée et que la spécialisation régionale de la production est là pour rester. “Les smartphones sont désormais développés, conçus, fabriqués et assemblés dans plus de pays que la plupart des Américains ne se rendront dans leur vie”. Ce changement a une conséquence forte : l’innovation ne peut plus être isolée, solitaire… Plus personne ne peut exceller à tous les stades de développement et de production de produits. La Silicon Valley ne produit plus de puces électronique mais s’est spécialisée dans le développement de nouvelles idées et la production et la croissance de nouvelles industries autour de ces idées se produit à l’échelle internationale à travers des réseaux de fabrication fragmentés. Le spécialiste de la fabrication de puces est devenu Taiwan… Elles sont leaders dans la production de beaucoup de produits électroniques, mais doivent constamment innover pour se démarquer de la concurrence, en améliorant la production et la conception pour réaliser physiquement les idées provenant des startups américaines. 

L’éclatement de la production à travers le monde signifie qu’il y a désormais plusieurs façons d’atteindre une croissance fondée sur l’innovation durable. Désormais les pays doivent savoir quel secteur et quelle phase d’innovation soutenir pour créer des filières d’excellences compétitives. Mais ils doivent également comprendre quelles formes d’investissement, quels réglementations financières, quels institutions, quels systèmes éducatifs…  leur permettront de mieux poursuivre ces objectifs. 

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