Les requêtes du sexe – New York Times

Le scientifique de données et économiste américain Seth Stephens-Davidowitz (@seththoughts) publie une très amusante tribune pour le New York Times observant comment les requêtes en ligne et la confrontation des enquêtes déclaratives aux chiffres éclairent les rapports des Américains au sexe. 

“Sur Google, la première plainte concernant le mariage est de ne pas avoir de relations sexuelles. Les requêtes pour "mariage asexué” sont trois fois et demi plus communes que pour “mariage malheureux” et huit fois plus fréquentes que “mariage sans amour”. Il y a 16 fois plus de requêtes au sujet d’un conjoint qui ne veut pas de sexe que sur un partenaire qui ne veut pas parler.“

Les données montrent que les relations sexuelles seraient en moyenne moitié moins fréquentes que ne le déclarent les gens. Étonnamment, il y a plus de requêtes sur les garçons qui ne veulent pas avoir de relations sexuelles que sur les filles. Sur Google, les hommes posent plus de questions au sujet de leur organe sexuel que sur toute autre partie du corps. 

Seth Stephens-Davidowitz n’est pourtant pas dupe des limites des données qu’il utilise. Les requêtes Google surestiment ces questions. "Si vous voulez savoir comment faire une omelette, vous pouvez simplement demander à un parent. Vous le serez bien moins pour poser des questions sur la taille de votre pénis." 

En habitué des études sur les requêtes que les gens font sur Google, Seth Stephens-Davidowitz confie que, souvent, elles mettent mal à l’aise (notamment quand il a fait des recherches sur le racisme, le sexisme ou les abus sur les enfants). Cette fois-ci, plus que la brutalité, c’est l’insécurité et la confusion qu’il a vu poindre des données. Pour une fois, les données de Google montrent que nous devrions moins nous inquiéter que nous le sommes. Nos peurs sur la façon dont nos partenaires nous perçoivent sont souvent injustifiées. Les gens sont souvent plus indulgents qu’ils ne semblent.En fait, nous sommes tous tellement occupés juger notre propre corps qu’il nous reste peu d’énergie pour juger celui des autres.“

À lire aussi sur internetactu.net

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.