Comment les médias sociaux peuvent-ils être utilisés pour comprendre les événements – Nesta

Après avoir montré qu’on pouvait utiliser des données en provenance d’événements pour comprendre l’évolution du paysage technologique britannique, le Nesta, l’organisme de promotion de l’innovation britannique, publie une autre étude qui pourrait être son pendant et qui est en tout cas tout aussi intéressante. L’association britannique s’est en effet intéressé à comprendre l’impact des événements sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux permettent en effet de mieux mesurer l’impact des événements : savoir qui ils touchent et qui ils mettent en relation qui ne l’étaient pas avant. 

Les équipes du Nesta ont utilisé Twitter pour créer un gamme de métriques permettant aux organisateurs d’événements de mieux mesurer leur impact en observant comment les gens entrent en relation sur Twitter via l’événement, en tentant de caractériser la force des connexions créées et même si elles étaient susceptibles de naître sans l’événement (en tentant de mesurer leur proximité sociale avant l’événement). Pour cela, les chercheurs ont étudié les données relatives à la dernière édition de Le Web de Londres. 

Les chercheurs ont constaté ainsi que la vitesse de connexion entre participants au cours de l’événement a été quatre fois supérieure à celle à laquelle ils se connectaient à d’autres utilisateurs de Twitter. 

La visualisation du réseau ci-dessus montre les 1520 nouvelles connexions créés lors de l’événement. Les cercles violets représentent les speakers, et les bleus les participants. La taille du cercle indique combien de followers la personne a gagné. La couleur des liens indique si la connexion était entre speakers (violets), entre participants (bleu) ou entre conférenciers et participants (marron). 

Parmi ces nouvelles connexions, 291 ont été réciproques, comme le montre le graphe ci-dessous, reprenant les mêmes codes que le précédent. 

L’étude montre que LeWeb rend le réseau des participants plus dense et moins fragmenté. Bon nombre des participants qui se sont connectés à l’événement avaient déjà une relation sur Twitter en commun assez proche. Mais pas toujours : 70 % de ceux qui ont établis une connexion réciproque entre eux étaient déconnectés avant l’événement et provenaient chacun de différents pays. Les conférences internationales, par essence, facilitent donc les connexion qui sont par ailleurs moins susceptibles de se produire naturellement. 

Pour compléter cette mise en bouche, le Nesta publie un rapport sur le sujet proposant une méthodologie pour comprendre l’impact social des conférences. Sommes-nous à l’aube de nouvelles métriques pour les conférences : ne se basant plus seulement sur le nombre d’entrée, mais sur le nombre de connexions réalisées et leur qualité ? Certainement, pas sûr pour autant que cela suffise à caractériser leur apport, qui n’est pas que social. Comment mesurer la qualité de ce qu’on y apprend à l’aune de comment on l’applique ? La réponse sera un peu plus difficile à trouver !

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