Pré-crime : nous y sommes déjà…

Une récente étude tente de mesurer l’explosion de la “pré-criminalité” depuis une dizaine d’années, c’est-à-dire des mesures de privation de libertés avant qu’un crime ne soit commis, en prenant pour exemple les sanctions financières liées au terrorisme, la No Fly List (c’est-à-dire les listes d’interdiction de personnes à prendre l’avion) et les restrictions résidentielles ou d’emploi aux délinquants sexuels. Ces mesures préventives ont explosées sans grand contrôle, estime la chercheuse américaine Jennifer Daskal, “et sans aucune théorie cohérente à leurs limites appropriées”. Ces privations de libertés peuvent être équivalentes à des emprisonnements et devraient être traitées comme telles, nécessitant d’améliorer les garanties matérielles et procédurales, souligne l’avocate.

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