Enterrer l’URL – Allen Pike

Sur son blog, le développeur Allen Pike (@apike), revient sur le développement d’une nouvelle fonctionnalité sur Canary, la version pour développeur du navigateur Chrome de Google, une fonctionnalité visant à faire disparaître l’URL du navigateur, comme l’explique le développeur Gary Bacon sur son blog.

Bien sûr, les URL sont horribles à regarder, difficile à mémoriser et un cauchemar en matière de sécurité… Mais depuis l’origine, elles ont été le point d’entrée du web… “Les URL sont l’essence du web”. Va-t-il pourtant falloir nous apprendre à nous en passer ?

Contrairement aux technologies modernes qui tendent à cacher leur complexité, les navigateurs ont, jusqu’à présent, continué à placer cet artefact technique au coeur de leurs programmes. Il y a 6 ans, Chrome et Firefox ont permis que là où s’affiche l’URL puisse devenir une fonction de recherche. Plus récemment, ils ont commencé à cacher le schéma des URL, en masquant par exemple le “http://”…

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Mais ce que propose Canary est bien d’enterrer l’URL (dont le champ demeure cliquable, mais grisé, comme s’il ne l’était plus) au profit de la sécurité et de la simplicité d’usage… Celles-ci ont d’ailleurs déjà disparu de la plupart des applications, tant et si bien que Facebook vient de lancer AppLinks, un standard pour documenter la liaison d’application à application. “Peut-être que les URL n’ont été qu’un détail de mise en oeuvre dont la prochaine génération d’utilisateurs ne connaîtra même plus l’existence. Peut-être que j’étais fou de croire que l’URL était partie intégrante de notre culture.”

Le chercheur en science de l’information Olivier Ertzscheid revient sur l’annonce par Matt Cutts, responsable de l’équipe de lutte contre le spam chez Google, sur le fait que l’analyse des liens va perdre de l’importance dans l’algorithme de Google. “En condamnant une partie des métriques liées au lien, Google, par la voix de Matt Cutts, condamne également le lien comme principe fondateur de cet écosystème.” La boucle est bouclée.

Mise à jour : Liron Shapira pour Re/code estime, lui, que c’est l’inverse dont nous avons besoin, et qu’il nous faut inclure les applications dans le web, pour pouvoir faire des liens des liens des uns aux autres. Pour lui, les liens profonds sont le moyen de relier les applications au web et inversement

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