Pourquoi construire des routes plus larges empire le trafic plutôt que de l’améliorer ? – Wired

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Quand on est pris dans un bouchon, souvent, l’automobiliste a tendance à pester en se demandant mais pourquoi donc n’y-a-t-il pas une voie supplémentaire… Et bien, ce remède aurait plutôt tendance à aggraver le mal, rapporte Adam Mann pour Wired. En fait, quand on augmente le nombre de routes, on augmente mathématiquement le nombre de kilomètres parcourus. Les nouvelles routes créent de nouveaux conducteurs ce qui a pour résultat que l’intensité du trafic reste la même. Plus on développe la capacité des gens à voyager et plus ils se déplacent loin. “Tant que la conduite sur route demeure facile et pas chère, les gens ont un désir presque illimité à l’utiliser.” Pourtant, même dans les villes qui ont amélioré les transports en commun, la congestion routière est restée la même. Mais le phénomène fonctionne aussi dans l’autre sens. Si vous rendez la circulation plus difficile, le trafic se réajuste et la congestion globale n’augmente pas vraiment.

Pour réduire la congestion, estiment les spécialistes, il faut augmenter son prix quand la demande est élevée, comme l’ont fait des villes comme Londres, Stockholm ou Singapour, ce qui passe par des péages urbains ou des parkings aux tarifs évolutifs. 

Ou, comme le remarque avec ironie Agnès Maillard, quand c’est bouché, il suffit de rendre la circulation payante pour que les plus pauvres soient incités à circuler autrement et laissent les plus riches circuler harmonieusement. Une manière très inégalitaire de gérer la fluidité !

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