L’impression 3D va-t-elle changer le monde ? – New York Times

Le New York Times a accueilli un autre débat intéressant cet été : les imprimantes 3D vont-elles changer le monde ? Au-delà des avis techno-béats habituels, quelques critiques intéressantes méritent l’attention. Comme celle de Nick Allen le fondateur de 3D Print UK, qui rappelle que l’impression additive est plus lente et plus coûteuse que la fabrication soustractive ou la fabrication par moulage. La qualité de finition aura toujours du mal a concurrencer celle des produits manufacturés. L’impression 3D permet surtout de faire des articles qui sont aujourd’hui très bon marché quand ils sont produits par la production de masse et en ce sens, elle n’est pas près de devenir son rival. Comparons avec l’impression papier, rappelle encore Nick Allen. Si tout le monde à une imprimante à domicile, qui y imprime son journal tous les matins ? Oui, nous pourrions le faire, mais il existe des moyens de production de masse moins coûteux et plus adaptés pour se faire.

Si l’impression 3D est un formidable outil pour les concepteurs, rappelle la designer Kacie Hultgren, pas sûr qu’elle soit si écologiques qu’on le promet, explique le chercheur Luke Heemsbergen. Quand bien même l’impression 3D réduirait efficacement les obstacles de la fabrication, elle permet également de réduire la friction de la consommation ostentatoire. “Quel est le délai pour que les enfants se lassent d’un jouet courant si le prochain est à un clic d’être imprimé ?” Et d’expliquer que l’un des risques de l’impression 3D ressemble plus à un effet rebond qui va démultiplier les objets en plastiques plutôt que les réduire.

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