Le test de la brosse à dents – New York Times

“Au moment de décider si Google doit dépenser des millions, voire des milliards de dollars dans l’acquisition d’une nouvelle société, son directeur général, Larry Page, demande si l’acquisition réussit le test de brosse à dents : Est-ce quelque chose que vous allez utiliser une ou deux fois jour, et va-t-il rendre votre vie meilleure ?

Ce critère ésotérique évite les mesures traditionnelles de l’évaluation d’une entreprise comme les bénéfices, les flux de trésorerie actualisés ou même les ventes. Au lieu de cela, avec ce critère, Larry Page montre qu’il est à la recherche d’une utilité avant la rentabilité, et d’un potentiel à long terme plutôt qu’un profit financier à court terme.” 

Le test de la brosse à dent de Google met surtout en lumière l’autonomie croissante des grandes entreprises de la Silicon Valley, une autonomie qui marginalise de plus en plus les banques d’investissements souligne David Gelles pour le New York Times. Les entreprises qui en achètent d’autres passent de moins en moins par l’intermédiaire des banques (27 % des acquisitions étaient autonomes en 2004 contre 69 % aujourd’hui). Et la plupart des grands achats qu’évoque la presse quand elle parle de Facebook, Apple, Cisco ou Google se font désormais sans les banques… En fait, elles ont engagées leurs propres banquiers !

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