Les logiciels relationnels sont-ils utiles ?

Les logiciels relationnels sont-ils utiles ? C’est la question que pose Roland Piquepaille en mettant en balance deux articles contradictoires sur le sujet. Le premier provient de la revue Employment Management Today – qui livre d’ailleurs tout un dossier sur le travail sur le net. Il évoque comment les gens se servent des logiciels relationnels pour trouver des contacts professionnels pertinents, en détournant parfois les fonctions proposées par ces services. L’un d’eux, LinkedIn, propose désormais un service supplémentaire payant pour mettre en contact les personnes qui proposent un emploi et celles qui cherchent du travail.

Le second article, signé Andy Oram, explore plutôt leurs enjeux des logiciels sociaux en soulignant combien aujourd’hui ces services sont limités et apportent bien peu par rapport au mails ou aux newsgroups. Il se projette plutôt dans l’avenir de ces outils : « Plus intéressant est le rôle que les logiciels sociaux peuvent jouer en faisant exactement ce que les web services voudraient faire et ne peuvent pas : relier les utilisateurs d’internet à de nouveaux services et marchandises. »

Un autre débat sur le sujet, relayé par David Berlind de Zdnet (via Nicolas Nova), concerne la standardisation. Aujourd’hui, du fait des formats propriétaires exploitées par chacune des plate-formes, il faut remplir autant de profils qu’on participe à des réseaux relationnels. Une complexité pour le moins rebutante.

Un utilisateur de Dodgball averti ses amis et amis d'amis de sa présence géographique...En attendant qu’un standard émerge (par exemple autour de XFN – XHTML Friends Network – ou Foaf) et permette peut-être d’avancer sur cette question, Wired nous rappelle que la gestion de nos profils risque plutôt de se complexifier avec l’apparition de logiciels relationnels pour téléphone mobile. Voici que les MoSoSo (pour mobile social software devices comme Jambo, PlayTxt, Plazes ou DodgeBall) promettent de nous envahir jusque sur nos téléphones… Pire, ils donnent un réel coup de vieux aux logiciels sociaux sur le web, car ils permettent d’établir plus naturellement un contact direct, grâce aux alertes de proximité géographiques : quand une de vos connaissances, ou une personne avec qui vous devriez avoir des affinités, passe à proximité de vous, vous pouvez être prévenu et la retrouver facilement. Encore faut-il que ces services atteignent un nombre critique d’utilisateurs sur une aire géographique donnée… ce qui ne saurait tarder dans certaines capitales.

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3 commentaires

  1. Le fait qu’il soit nécessaire de « remplir autant de profils qu’on participe à des réseaux relationnels » et que ce soit un sérieux frein (au développement de ce secteur) n’est pas douteux.
    C’est une nuisance pour les utilisateurs potentiels, c’est vrai.

    Mais j’ai du mal à croire que FOAF ou XFN puisse être une solution à ce réel problème. Car XFN ne concerne que les liens et FOAF ne permet pas de « transporter » toute la richesse des profils.

    Ceci dit, il vaut mieux trouver une solution pour sortir de cette situation où les utilisateurs ont la sensation (légitime) d’être pris en otages… Celui (ou celle) qui me propose une vraie solution ouverte qui résoudra ce problème, j’adopte et j’applique sur 6nergies !

  2. Aujourd’hui Freinster commence a faire des experimentations dans le mobile aux Philipines … les SOSO ne vont pas se laisser faire par les MOSOSO aussi facilement.

  3. L’utilité de ces logiciels peut être renforcée par l’étude des usages.

    J’ai été surpris de constater sur un site de mise en relations professionnelle des usages
    réalisés par les internautes membres de ce réseau, qui exploitaient efficacement les règles de mises en relations proposées par le service.

    En moins d’un an, par exemple, j’ai constaté sur le réseau que je développais que j’étais passé de 52 contacts directs à 77 et que sans rechercher à faire toujours des actions à caractère économique (recherche de clients, partenaires et fournisseurs…), mais en contribuant par exemple à informer les gens sur les solutions qu’ils recherchaient, en essayant de les aider dans leur problématiques, en les mettant en relation avec mon réseau relationnel, j’avais constitué un réseau de 20 000 personnes, qui s’était étendu à un réseau de 90 000 personnes.

    En peu de temps, j’augmentais le nombre de contacts indirects par le nombre de contacts directs en relation avec moi, de 300 personnes à plus de 900 personnes.

    Le résultat est que j’ai pu découvrir de nouveaux clients, de nouveaux prospects qualifiés en cours de négociation, un nouveau réseau de relations qualifiées que je peux contacter et auquel je peux m’associer pour mutualiser informations, missions, projets et affaires

    Aussi, l’utilité des logiciels relationnels repose sur la mise en oeuvre et l’usage que les utilisateurs en font, de la qualité des échanges, de la pertinence des interactions que chaque membre d »un réseau social ou professionnel crée et développe.

    Daniel Maniscalco
    Conseil Associé
    Comunethic
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