De l’évaluation des politiques publiques – La 27eRegion

Nos amis de la 27e Région ont eut la chance de se rendre à CityLab 2014, une conférence dédiée à l’avenir des villes. Dans le pèle-mêle d’idées qu’ils en ont ramenés, ils soulignent notamment la question de la mesure de l’impact des politiques publiques. Aux Etats-Unis, la mode est aux méthodes d’évaluation “evidence-based” ; fruit des méthodes d’expérimentation issues des tests médicamenteux. Michele Jolin dirige le projet Invest in what works dans le cadre du programme Results for America, “qui promeut l’usage de ces méthodes pour identifier plus rigoureusement les programmes et les politiques qui fonctionnent, et les généraliser”.

“Pourtant en dehors même du questionnement éthique qu’elles posent, l’efficacité de ces méthodes ne font pas consensus. Pour Rick Cole, adjoint au maire de Los Angeles, l’évaluation est à la fois une science, mais aussi un art : il ne suffit pas d’apporter des données jugées scientifiquement fiables pour qu’elles soient vraies dans tous les contextes, ni faciles à mettre en oeuvre et encore moins à généraliser. "L’évaluation devrait être une conversation socratique”, dit-il, une conversation documentée par des données fiables mais qui doit rester une démarche collective entre les protagonistes, citoyens compris et pouvant mobiliser les chercheurs de nos universités. Et s’il s’agissait de déplacer l’évaluation classique, souvent jugée aride et démobilisatrice, vers la production de connaissance collective ? Pour Rick Cole, l’enjeu consiste à créer plus de curiosité chez les élus, de les rendre avide de comprendre pour quelles raisons ce qu’ils décident fonctionne ou ne fonctionne pas. Comment, en quelque sorte, rendre l’évaluation enfin désirable ?“

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