La révolution biologique est là – O’Reilly Radar

Pour O’Reilly Radar, Mike Loukides livre un synthétique compte rendu de la conférence BioFabricate, une rencontre sur la biofabrication, qui se tenait récemment à New York. La révolution biologique nous apparait toujours lointaine, mais ça ne semble pas si exact, estime Loukides, visiblement impressionné. Et d’évoquer des briques faites à partir de sable maintenues ensemble par des microbes, des matériaux de construction et des emballages fait à partir de champignons, des plastiques fabriqués à partir du méthane par le simple ajout de microbes… Demain, nous ne serons pas si les briques de Lego seront faites à partir de pétrole ou de bactéries, mais la différence écologique sera considérable, tout comme la différence entre un sac de plastique fait à base de pétrole et un autre fait à partir de champignon capable de se décomposer en quelques jours en engrais pour son jardin ! 

La matière première des produits biologiques repose souvent sur nos déchets. La nature est bien plus douée que l’homme pour le recyclage. Pour Jen van der Meer de Reason Street, cela montre la nécessite de regarder le cycle complet d’un produit, notamment pour abandonner les produits biologiques qui ne s’annoncent comme des catastrophes écologiques à l’image des biocarburants à base de maïs. Pour les participants, tous semblaient avoir intégré les principes d’écoconception du berceau au berceau développés par le chimiste allemand Michael Braungart. Une démarche qui nécessite une approche différente de celle que nous avons habituellement, qui se plie à notre volonté, puisqu’elle nécessite de collaborer avec les systèmes biologiques, qui ne sont pas aussi plastiques, malléables que l’électronique ou les programmes d’ordinateurs. 

Reste que cette révolution est conditionnée par une évolution des outils. “Peut-on concevoir des outils qui permettent de travailler avec des systèmes biologiques aussi facilement qu’avec du logiciel ?” Visiblement, rapporte Loukides, la révolution des outils est en plein essor, que ce soit au niveau des langages de programmation, des outils de conception ou des outils pour automatiser la collecte de données d’expérimentation, explique-t-il rapidement en évoquant des outils comme Riffyn, OpenTrons ou Antha. Reste qu’ils doivent encore se simplifier. 

À lire aussi sur internetactu.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *