La guerre du code – Medium

Scott Rosenberg pour Medium livrait il y a près d’un an un grand papier sur le code (que j’ai découvert via le n°1298 de Courrier International, qui n’en a pas rendu la traduction accessible sur son site). Il rappelle que les grands groupes technologiques ont toujours conçus leurs propres langages de programmation : le Fortran est apparu chez IBM, Java chez Sun, C# chez Microsoft… C’est le cas également avec les récents Go de Google, permettant de simplifier l’exécution du code en parralèle, ou de Swift d’Apple pour programmer pour l’iPhone… – voir le classement des langages de programmation d’IEEE Spectrum.

Rosenberg rappelle que les langages de programmation sont élaborés pour des buts et des usages précis. Go est ainsi un langage conçu pour Google, notamment pour écrire des logiciels pour serveurs et pour l’informatique en nuage.

Tous les langages de programmation tentent de répondre aux “points douloureux” d’autres langages, estime Rosenberg. Certes, nombres de programmeurs ne cessent de se plaindre de la profusion des langages, “mais il y a peu de chances que les programmeurs cessent de concevoir de nouveaux langages ou qu’ils s’entendent sur un langage unique.” Pour autant, cette nouvelle vague n’apparait pas comme une manoeuvre d’entreprises pour dominer leurs concurrents. Chaque langage a sa spécificité et l’apprendre nécessite patience et efforts. Les nouveaux langages facilitent la vie des programmeurs, intègrent de nouvelles idées… mais plus qu’un impérialisme, ils relèvent plutôt du soft power, la puissance douce. Go et Swift incarnent surtout les spécificités des sociétés qui les ont conçus : un monde multiplateforme contre une ville industrielle, le web ouvert contre l’App Store. Et les deux ont de l’espace pour coexister. 

“Pour les développeurs, choisir un langage, c’est comme choisir une nationalité. On ne s’ouvre pas seulement à une syntaxe et une sémantique différentes. On s’ouvre à une nouvelle économie, à une nouvelle culture, à des règles qui vont devenir une source de revenus, à des forces qui canalisent vos espoirs et vos rêves.”

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