Faut-il vraiment apprendre à coder ? – New Yorker

Devons-nous soumettre tous les élèves de chaque école au nouvel impératif du code ?, s’interrogent le psychologue Gary Marcus et l’informaticien Ernest Davis pour le New Yorker. Et bien pas si l’on pense que la programmation va disparaître, comme l’évoque le journaliste Kevin Maney dans Newsweek. D’ici 2030, il ne servira plus à rien de programmer… Il suffira de dire à nos machines ce que nous voulons qu’elles fassent, comme l’imagine le projet MUSE, de la Darpa. La programmation sera devenue aussi essentielle que l’écriture cursive… Mais l’auto-programmation a-t-elle une réelle avenir ? Nul n’entend plus parler du projet de programmation intentionnelle de Charles Simonyi, et les informaticiens rêvent de programmation automatique depuis des décennies. L’informatique n’a cessé de chercher à se simplifier, rappellent les auteurs, mais les progrès sont demeurés marginaux à l’image des débogueurs et des bibliothèques de codes libres.

Pour Marcus et Davis, trois obstacles fondamentaux empêchent l’avènement de l’auto-programmation. Nous ne savons pas ce qu’un bout de logiciel devrait être pour qu’il soit à la fois naturel aux utilisateurs et utilisable par les ordinateurs. Les bons programmes ne sont pas seulement des montages de codes existants. Enfin, les ordinateurs ont une trop petite compréhension du fonctionnement du monde extérieur et notamment de la manière dont ils sont eux-mêmes créés. Pour Marcus et Davis, parvenir à l’ordinateur autonome nécessite de changer les priorités de la recherche… Plutôt que de répondre à la question “que peut-on faire avec les Big datas ?”, il va falloir revenir à “comment construire des machines largement intelligentes ?”.

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