La gouvernance de l’internet en question

A la veille du Sommet mondial sur la société de l’information qui se tiendra à Tunis en novembre, Libération consacre un très intéressant dossier à la contestation grondante de la mainmise de l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et des Etats-Unis sur le réseau mondial. La gouvernance d’internet, pour des raisons pratiques et historiques, est assumée par l’Icann, une société à but non lucratif, de droit californien, qui « gouverne » le réseau, sous le contrôle du département du Commerce des Etats-Unis. Si l’Icann n’a, à ce jour, jamais entravé l’innovation et la liberté qui sont les piliers du réseau, il n’en reste pas moins qu’à l’heure où le reseau est devenu une ressource globale, beaucoup s’interrogent sur la nécessité d’une gouvernance partagée, c’est-à-dire mieux distribuée entre les acteurs et utilisateurs du Net.

Le dossier éclaire bien les enjeux des différentes tendances : entre ceux qui souhaitent confier aux Nations Unis la gouvernance du Net, parfois afin de pouvoir mieux exercer leur contrôle sur le réseau, ou ceux qui souhaitent que l’Icann se transforme en fondation independante… Et donne la parole tant à Paul Twomey, président de l’Icann, qu’à Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l’information.

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0 commentaires

  1. Neutralité de l’internet ou segmentation par fournisseur non plus d’accès , mais de contenu.

    Doit-on laisser des sociétés privées offrir des « autoroutes à péage » avec un contenu « propriétaire » exclusivement pour ceux qui pourront se les offrir, ou laisser l’internet ouvert à tout type de contenu (non illégal) ?
    Sur ce sujet, actuellement discuté au Sénat américain, l’opinion de Bill Thompson :
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/4700430.stm

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