Un boom pas une bulle ?

« La Silicon Valley revient à la vie, les start-ups voient à nouveau affluer les millions, et le web redevient le lieu où les rêves sont possibles », remarque Wired. Le boom du secteur ne sera pas une bulle, explique son rédacteur en chef, Chris Anderson. S’il est difficile de savoir quelle est la prospérité « normale » de la Silicon Valley, Chris Anderson relève plusieurs indices qui l’amènent à croire que l’activité qui reprend dans la Vallée des hautes technologies est plus un signe de bonne santé que le symptome d’une nouvelle bulle. D’abord, l’histoire est passé par là, même si l’expérience ne sert souvent qu’à éclairer le chemin qui est derrière nous. Les capitaux-risqueurs investissent 50 fois moins dans les nouvelles technologies qu’en 2000 et seulement 50 sociétés liées aux nouvelles technologies sont entrées en bourse en 2005, contre 300 en 1999.

Les chiffres qu’avance Chris Anderson ne suffisent pas à convaincre. Alors, il avance trois arguments :

  • Premièrement, l’adoption des nouvelles technologies a progressé. Dans les années 90, les business models s’appuyaient sur des projections sur le futur des marchés haut débit, publicitaires et commerciaux. Aujourd’hui, bien de ces tendances se sont réalisées : le marché n’est donc plus le même.
  • En second lieu, le matériel, le logiciel et la bande passante ne coûtent plus rien. Une société de l’internet aujourd’hui coûte beaucoup moins cher à créer, a besoin de moins de capital et donc peut être rentable plus rapidement.
  • Enfin, les sociétés de l’internet d’aujourd’hui n’ont pas à lever les mêmes fonds que les sociétés de l’internet d’il y a 5 ans ! Cela réduit la pression existante à aller se confronter aux marchés financiers.

Une place de marché plus réceptive, des coûts moindres, une pression moins grande sur les investisseurs sont les atouts du nouveau boom entrepreneurial durable. D’ailleurs, même les stratégies ont changé : aujourd’hui, la stratégie typique est de vendre sa start-up à Yahoo ! pour quelques millions et non plus de s’introduire en bourse.

Ces différences seront-elles suffisantes ? N’évolueront-elles pas dans la durée ? Chris Anderson a certainement raison de vouloir rester optimiste. Nicolas Carr souligne pourtant qu’il ne faut peut-être pas tirer de conclusions hâtives. Si les investisseurs sont encore frileux, la fièvre peut revenir et troubler les signes d’une innovation massive et durable.

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0 commentaires

  1. Est-ce que comme d’habitude nous allons nous réveiller lorsque la course sera finie ou alors allons-nous nous enfin prendre la train avant qu’il ne quitte la gare?
    Je cherche désespérement une levée de fonds pour faire démarrer la commercialisation de mon service mais tous les VC me disent démarrez et ensuite on viendra avec vous. C’est une histoire de fous on ne trouve pas de capital d’amorçage en France en ce moment !
    L’innovation n’est jamais sans risques mais sans l’ombre d’un doute elle est surement moindre que dans les années de la bulle. Les analyses sont plus poussées les couts moindres les retours sur investissements plus surs les retours d’expérience plus nombreux.
    Messieurs les Capitaux risqueurs reveillez-vous c’est le moment!!!

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