Il est minuit moins cinq…

5 minutes avant minuitSi certains scientifiques affichent volontiers un optimisme démesuré, d’autres, et non des moindres, se montrent beaucoup plus méfiants envers l’avenir – pour ne pas dire franchement alarmistes.

C’est le cas de la société qui anime le Bulletin des savants atomistes, un groupe créé en 1945 avec pour but de réunir les chercheurs inquiets des développements de l’arme nucléaire. En 1947, cette organisation à créé l’Horloge du Destin, sensée symboliquement sonner minuit lors de la disparition de la civilisation, en la réglant aussitôt sur 23:53.

Depuis, l’aiguille de l’horloge a beaucoup bougé, dix-huit fois pour être précis, et dans les deux sens. Elle a presque atteint minuit (23:58) en 1953, avec les premiers tests de la bombe à hydrogène, mais a reculé considérablement en 1991, lors de la dissolution de l’Union Soviétique (une décision un peu hâtive, car c’est précisément cette disparition qui a encouragé la dissémination des savants atomistes soviétiques de par le monde, et leur embauche éventuelle par des « états voyous » !). La dernière manipulation de l’horloge datait de février 2002, et tenait compte des évènements du 11 septembre (23:53).

Cette semaine, les savants ont décidé de faire avancer l’aiguille jusqu’à cinq minutes avant l’heure fatale. La cause ? En plus du nucléaire qui n’a rien perdu de son caractère inquiétant, c’est le réchauffement climatique qui apparaît désormais comme le phénomène le plus menaçant pour notre survie.

Le comité n’oublie pas pour autant les autres dangers, notamment ceux issus de la biologie ou de la génétique, qui, s’ils ne figurent pas dans l’annonce de cette année, pourraient, selon eux, se révéler par la suite catastrophiques, en permettant «  de manipuler les fonctions du cerveau, compromettre la biorégulation, et même altérer nos capacités reproductives« . Quant à la nanotechnologie, elle peut s’avérer particulièrement effrayante si « elle est associée à des armes chimiques ou biologiques, des explosifs ou des missiles.Une telle combinaison pourrait donner naissance à des missiles hautement destructifs de la taille d’un insecte, où à des systèmes microscopiques de délivrance d’agents pathogènes« .

Le bulletin des savant atomistes accueille en son sein des scientifiques de renommée mondiale comme Stephen Hawking, Freeman Dyson ou Arthur C. Clarke.

Via USA Today.

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0 commentaires

  1. il y aura bien quelques cancers de la plèvre, mais il faut voir aussi tous les bons cotés de l’amiante…

    et encore mon exemple de l’amiante est biaisés. Pour X raisons (incurie, insouciance, recherche du profit, méconnaissance etc) l’amiante a été utilisée pendant plus d’un demi siècle car elle avait des qualités d’isolation thermique inégalée (bâtiment, freins de voitures, sidérurgie etc) et pourtant dès le début du XXème siècle, des études montraient la potentielle dangerosité de l’amiante. On en est revenu, l’amainte est interdit et on s’évertue à l’enlever (chantier de jussieu, désossage des tours de la défense, CHU de caen etc).

    Dans le cadre des nanotechnologies, de la génétique, j’ai un doute quant à la réversibilité de ces technologies. Un exemple : au nom de la lutte contre la famine, on généralise un mais transgénique capable d’avoir des rendements de 150% par rapport au mais classique avec 30% d’engrais en moins. 40ans plus tard des études sortent démontrant que le mais en question rend les femmes stériles.
    Que fera ton quand l’ogm en question sera cultivé sur des millions d’hectares sur toute la planète et ce sera disséminé dans d’autres plantes (le pollen volant, on peut imaginer que la nature s’amuse elle aussi à faire des expériences…). On brule au napalm , à l’agent orange ?

    Alors se dire, « ya des bons cotés, on verra plus tard si ya des mauvais » – bien que nous ayons déjà eu la démonstration de l’efficacité de cette tactique (vache folle, amiante etc) – risque d’être un peu court cette fois-ci, car ces technologies une fois lachées dans la nature deviendront très certainement irréversible.

    Autant se poser les bonnes questions avant de commercialiser à la va vite ces technos. (pour une fois)

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