Rien de tel qu’un banc pour faire marcher les villes – TerraEco

“Une ville créative, qui bouge, comme Nantes ou Bordeaux, en France, est une ville qui en installe par milliers et c’est pour ça qu’elles attirent”, estime Sonia Lavadiho (@slavadi), chercheuse au centre de transports à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, rapporte TerraEco dans une très belle ode au banc public. Reste que nul ne pourra faire de palmarès de la ville française la mieux équipée, puisque très rares sont les villes qui en font le décompte ou publient leur emplacement en open data. “Le paradoxe, en effet, c’est qu’en ville, pour que les gens puissent marcher, il faut pouvoir passer du temps assis !” Depuis 2007, l’OMS a fait du banc un élément indispensable de son quide mondial des “villes amies des aînés”.C’est un objet de sociabilité : le banc crée plus de ville, plus de vie”.

MAJ : Sur Quartz, l’architecte Selena Savic se demande pourquoi les architectes créent-ils des bancs publics inconfortables, des systèmes pour repousser les populations plutôt que pour les aider à faire société. Il n’en a pas toujours été ainsi rappelle-t-elle pourtant. Dans les années 80, le conseil de la ville de New York, à la suite du livre de l’architecte William H. Whyte La vie sociale des petits espaces urbains, par exemple, avait développé des incitations pour les programmes architecturaux et urbains qui facilitaient la vie sociale, en leur confiant plus d’espace ou en leur permettant d’obtenir plus facilement leurs permis de construire. De plus en plus de gens entrent en lutte contre “la conception désagréable” ou “l’architecture défensive”, qui ne
nous défendent en rien des menaces réelles, mais décomposent les relations sociales. La reconquête des rues est une lutte de longue haleine.

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