La pensée magique de la mixité sociale – Telos

Le sociologue Olivier Galland pour le think tank Telos décortique le mantra de la mixité sociale. En fait, rappelle le sociologue, contrairement aux Etats-Unis, le fait de résider dans des quartiers urbains sensibles ne constitue pas en soi un handicap pour leur habitants en terme d’accès à l’emploi et de revenus. Des études françaises montre que l’effet de discrimination territoriale est relativement faible. Les discriminations sont beaucoup plus liées au niveau d’étude ou aux origines ethniques qu’aux origines résidentielles, qui s’avère même parfois être nulles.  “Cela a d’importantes conséquences car si ce résultat est solide cela
signifie que disperser ces habitants sur le territoire ne résoudra pas
leurs problèmes. Diluer la pauvreté dans l’espace a peu de chances de la
réduire.”

L’autre face de la mixité sociale repose sur l’idée que le mélange de population d’origines et de niveaux socio-culturel différents serait positif, c’est-à-dire exercerait un effet d’attraction social vers le haut des personnes défavorisées. Mais à l’échelle d’un quartier ou d’une ville, ces effets restent très incertains. “En réalité, la politique d’habitat social sous forme de quotas de
logements sociaux, comme l’impose la loi SRU, a toutes les chances de
recréer à l’échelle locale de petits ghettos.”

Et le sociologue de proner une autre approche : proposer des bons logements aux ménages pauvres sur le marché locatif libre.  

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