Que nous apprennent poussins et pigeons ? – Même pas mal

Signatures aux pétitions électroniques, partages sur Facebook sont-ils les nouvelles métriques de la démocratie, s’interroge Anne-Sophie Novel sur Même pas mal ! Sur Change.org, la plateforme de pétition en ligne, la lassitude politique n’est pas au rendez-vous. Et les succès d’audience se renforcent par l’intérêt des médias… Pour Nicolas Vanbremeersch de Spintank, cela montre surtout la forte demande de participation politique des Français : “les 3 millions de signatures recueillies sur un total de 22.000 pétitions déposées "dessinent un paysage de la participation autrement plus dynamique et varié que le simple vote.”

Un militantisme qui s’invente en ligne, articulant numérique, terrain et mobilisation médiatique. Reste que l’ouverture des institutions à ces nouvelles formes d’expression est encore timide. Parlement et citoyens, Démocratie ouverte et Candidats et citoyens en France, Podemos (ici) en Espagne… sont encore des initiatives isolées (Anne-Sophie en recense d’autres ici).

Reste que le modèle pétitionnaire en ligne, promu par Change.org, n’est pas sans critiques, comme le soulignait Forbes ou Clay Johnson pour Information Diet. Derrière ses 20 millions de membres (+ 2 millions par mois) et ses 15000 pétitions par mois, le modèle d’affaire de l’entreprise (qui vend les données personnelles des pétitionnaires) n’est pas “.org”. Sans compter que pour quelques campagnes bien orchestrées par des organisations elles mêmes bien organisées, Change.org, est aussi le modèle même du slacktivisme, l’activisme paresseux.

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