Non, les réseaux sociaux ne rendent pas plus partisans – Diplomatie Digitale

On avait annoncé que cette question de la polarisation ou de l’élargissement du débat public via les médias sociaux allait être l’enjeu d’une vaste bataille. Diplomatie Digitale revient en détail sur une étude (.pdf) de Pablo Barbera (@p_barbera) de l’université de New York qui remet en cause l’idée de radicalisation des idées sur les réseaux sociaux. Pour lui, les communautés formées sur les médias sociaux sont plus poreuses qu’on le pense. Elles ne sont pas des cercles hétérogènes, mais des agglomérats dont les frontières laissent passer les idées dissonantes. Sur le web social, nous sommes exposés en quantité et en qualité à d’autres idées que les nôtres. Si les communautés sont fortes au centre, elles demeurent poreuses aux frontières. or bien des études analysent l’utilisation active d’une idée sans prendre en compte l’impact de la consommation passive d’informations issues des réseaux sociaux. Or, sur le web social, les liens faibles viennent nuire à l’hétérogénéité d’une communauté. En fait, estime Barbera, à mesure que les informations circulent, la communauté originellement polarisée gagne en neutralité et les informations qui y circulent deviennent beaucoup moins radicales. 

Une illustration de l’article de Gurvan Kristanadjaja sur Rue89, que nous évoquions il y a peu, qui montre que derrière la polarisation apparente, la radicalité affichée et renforcée par ce que nous renvoient les algorithmes, la diversité, la compassion et les interrogations des gens sont toujours de mise. 

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