R3N, cap sur la nano en France

Le Ministère de la Recherche a annoncé la constitution d’un nouveau réseau de recherche et d’innovation technologique, exclusivement consacré aux nanotechnologies, et baptisé « Réseau National en Nanosciences et Nanotechnologies » (R3N).

Le réseau, organisé sous l’égide de la future Agence nationale de la recherche, sera doté dès l’an prochain de 70 millions d’euros de crédits incitatifs, soit le double de ce qui était jusqu’à présent accordé aux nanotechnologies.

Après une première mission destinée à fixer les grandes priorités, le R3N lancera début 2005 les premiers appels à projets, qu’il s’agisse de projets « amont » (mise en réseau de laboratoires académiques) ou « aval » (impliquant des laboratoires publics, centres de recherche privés de grandes entreprises et PME innovantes).

L’initiative a été présentée par François d’Aubert, ministre délégué à la Recherche, qui a rappelé dans son discours que « les nanosciences et nanotechnologies, priorité nationale de grands pays comme les USA ou le Japon, sans oublier la Chine, vont sans conteste devenir l’une des premières sources de découvertes scientifiques et d’enrichissement économique », constituant une « troisième révolution technologique et industrielle ». Rendant hommage aux travaux sur la magnétorésistance géante, découverte par le français Albert Fert, le ministre a tenu à souligner que, contrairement à « une idée très répandue et plutôt à la mode chez les Cassandre de la recherche, selon laquelle notre pays serait à la traîne, déjà dépassé par les initiatives d’autres pays européens, des Etats-Unis, du Japon, voire d’autre pays asiatiques comme Taïwan ou la Corée« , « la France est un acteur majeur du domaine des nanosciences et des nanotechnologies ».

Le lancement du R3N s’accompagne également de l’engagement de plusieurs agences ou centres de recherche nationaux. Outre l’Anvar, qui « interviendra également pour soutenir la création d’entreprises de croissance et d’entreprises issues de la recherche, dans des domaines stratégiques pour l’avenir de la filière », le CNRS annonce le recrutement en 2005 de 75 chercheurs et ingénieurs dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies. Le ministre a par ailleurs demandé à la Cité des sciences et de l’industrie « de préparer une exposition itinérante » intitulée « Nanotechnologies et société », qui pourrait voir le jour en 2006, une année qui sera marquée en France par l’ouverture officielle du Minatec, le pôle d’innovation en micro et nano-technologies, dans la région de Grenoble.

Voir également le dossier de presse (PDF).

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  1. Expo nano itinérante en ce moment au CCSTI de Grenoble et bientôt sur Paris. Un bon moyen de plonger dans le nanomonde.

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