La fabrication numérique est-elle durable ? – Low Tech Mag

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L’article de Kris de Decker a presque un an, mais il demeure diablement intéressant. L’auteur se demande pourquoi les plus récentes machines-outils à commande numérique sont plus gourmandes en électricité que les générations précédentes (2,5 à 65 fois plus !). La raison : plus que leur complexité, toujours croissante, ou le fait qu’elles soient commandées par ordinateur, c’est l’automatisation des fonctions auxiliaires (positionnement automatisé de la pièce, opérations d’enlèvement de la matière…) qui les accompagne qui semble la plus énergivore. 

Decker tente également de faire le point sur le potentiel d’économie d’énergie de ces machines qui semble plutôt faible. En fait, souligne-t-il, leurs concepteurs pour l’instant ne semblent pas vraiment prêts à intégrer ces enjeux… 

Après un long détour sur le fonctionnement énergétique de plusieurs machines-outils, Decker conclut en montrant combien nos méthodes de fabrication sont de plus en plus consommatrices d’énergie, alors que nous devrions aller dans la direction opposée et concevoir des machines-outils moins énergivores. Pour cela, il faudra certainement se résoudre à faire des choix de fabrication moins automatisés – et non pas moins complexes. La démocratisation des machines numériques qui accompagne le mouvement Maker risque bien d’être tout aussi insoutenable que la révolution de la fabrication numérique dans les usines, prophétise de Decker… et surtout, la production totale de matériaux risque d’augmenter plus que de diminuer. “Nous allons créer bien plus d’objets, et chaque produit coûtera beaucoup plus d’énergie à produire que s’ils étaient produits avec des méthodes classiques.”

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